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>Edito...
Il y a l’air, l’eau et puis la terre…
Pollution… La qualité de l’air, celle de l’eau et de la terre ont un effet direct sur la santé des populations. Halte-là ! Le monde va mal. Rejets toxiques, air irrespirable, manque d’eau potable pour tous, marées noires, pesticides et déchets qui polluent la terre et notre alimentation… Est-ce cela, l’avenir ? À vivre comme aujourd’hui, si nous ne faisons rien, la planète n’en aurait plus que pour une cinquantaine d’années… Agir pour l’environnement et préserver l’écologie est une urgence vitale pour tous. Respect pour la terre. Qui d’entre nous ne désire pas le meilleur pour notre terre ? Etre au monde parce que nous sommes à lui. Droits et devoirs pour tous : citoyens, élus et responsables. Urgence. Penser, comprendre, réfléchir et agir. Chacun et ensemble. Questions, choix de société et paradoxes, comme celui de l’argent et du profit maximum face aux mesures pour l’environnement. Pourquoi ne pas utiliser la formidable intelligence humaine au service du bien-être de tous ? Qui décide de notre vie à tous ? Folie humaine de ne pas voir à plus long terme, ni de penser à demain.
Pour ce numéro 52 de Globules, nos reporters de Gaillon se sont interrogés sur l’air qui nous entoure et ont rencontré le responsable d’une association de protection de l’environnement. Des reporters étudiants de Rouen ont rencontré un professeur de géographie de l’université, qui nous éclaire sur cette ressource précieuse qu’est l’eau, sur le besoin de l’économiser et sur les conséquences des inondations. Enfin, les reporters du village d’enfants de Duclair sont allés rencontrer un paysan qui nous parle de la terre et des déchets, des gestes simples que nous devrions tous faire pour éviter de prendre notre terre pour une vaste poubelle. Prévenir & Agir… Refuser la fatalité et protéger l‘individu et sa santé. C’est possible. Trouver des « trucs simples » : économiser l’eau, préférer les douches, stop au robinet qui coule ou à la télé qui marche, aux appareils électriques en veille, limiter les déplacements en voiture, ne pas trop chauffer les maisons, gérer les émissions de gaz des usines, choisir les produits phytosanitaires, trier et recycler les déchets.
Faire attention aux ressources, penser au futur… Etre un citoyen exigeant pour soi et pour ceux qui décident  : responsables institutionnels, chefs d’entreprise et élus… Choisir une société juste, pour une planète durable et un monde solidaire.
L’été, c’est : soleil, eau, vent, beau temps, vacances. Le temps des festivals… Le moment de boire de l’eau fraîche, de manger sain, de se préoccuper et de regarder la nature, de faire le point sur nos engagements d’humains… Il y a des défis à relever pour tous. Vous pouvez vous procurer « Globules » dans les kiosques de l’agglo rouennaise (toujours à l’essai) – Bonnes vacances à tous et prenez soin de vous.

Christine Ternat




DOSSIERS :

Respirer sans-souci,
un choix de société ?

Préserver la qualité de l’air est une urgence. Le complexe industriel d’Aubevoye de Gaillon fait partie des 59 sites industriels à risque, classé « Seveso », sur la Haute-Normandie. Entre enjeux financiers et protection de la santé des personnes, le rôle de chacun se définit peu à peu autour de la prise de conscience et d’un droit à vivre dans un air sain. Rencontre avec une association «La sauvegarde de l’environnement», engagée depuis 25 ans à défendre les citoyens…

Globules : quel est le rôle de votre association et qu’y faîtes-vous ?
Patrick Barbosa : le rôle de notre association « la sauvegarde de l’environnement » est d’intervenir dans tous les cas où il y a atteinte à l’environnement. Que cela concerne l’eau, l’air ou la terre. Notre devise c’est « l’eau et l’air, c’est la vie ».

Globules : est-ce que l’air nous fait vivre ?
Patrick Barbosa : oui, on ne respire pas sans air. Sans air, il n’y a pas de vie possible, sauf une vie bactérienne…

Globules : quel est le rôle des arbres ?
Patrick Barbosa : les arbres sont des épurateurs de gaz, mais ils ne peuvent rien contre les pesticides, et ils ne peuvent pas régler les problèmes de pollution. Leur fonction naturelle est d’absorber du gaz carbonique et de produire de l’oxygène, ce qui est une fonction vitale pour les espèces humaine et animale. C’est pour cette raison qu’il faut défendre la forêt amazonienne - qu’on est en train de détruire – et qui est un poumon de la planète.

Globules : comment l’air se dégrade-t-il ?
Patrick Barbosa : la dégradation de l’air est liée à l’activité humaine, en particulier à l’activité industrielle. En Haute-Normandie, nous possédons 23 % des raffineries françaises. Les usines polluent et, quand il fait très chaud, on observe des pics de pollution. La mauvaise qualité de l’air peut poser des problèmes aux personnes les plus fragiles, comme les enfants, les personnes âgées et les personnes asthmatiques.

Globules : qu’est-ce qui est réellement polluant dans l’air et qui rend les gens malades ?
Patrick Barbosa : ce qui pollue le plus l’air c’est la pollution issue des usines, comme celles qui existent à Gaillon, et la pollution liée à l’utilisation de combustibles fossiles (charbon pétrole) pour le chauffage et le transport (les voitures et camions). La pollution a un effet sur l’ozone qui entoure la terre (la couche d’ozone se trouve dans la partie haute de l’atmosphère et nous protège des ultraviolets du soleil). La masse d’air forme un tout, chaque échappement seul ne suffirait pas, c’est l’ensemble qui est mauvais pour la santé.

Globules : pourquoi ne supprime-t-on pas ce qui pollue l’air ?

Patrick Barbosa : c’est compliqué. Peut-être parce qu’il s’agit de ce qui touche le plus les individus : le chauffage, la voiture, le confort, le travail… Nous sommes dans une logique économique et pas dans une logique de protection de l’individu. On ne supprime pas ce qui pollue parce que cela rapporte à certains. C’est bien là le problème. C’est pour cela qu’il faut agir.

Globules : les déchets ménagers ont-ils une importance sur la pollution de l’air ?
Patrick Barbosa : bien sûr, surtout si on les incinère dans de mauvaises conditions. Incinérer, cela signifie brûler dans des usines spéciales dans lesquelles les fumées sont filtrées. Quand vous faites vos courses, vous avez tout un tas d’emballages plastiques, des barquettes en polystyrène qui font partie de votre vie courante. Quand on les brûle, la transformation produit des fumées extrêmement dangereuses pour la santé. Le problème sur votre santé ne vient pas d’un seul coup mais peu à peu, parce que ce qui est toxique s’accumule dans le corps.

Globules : pourquoi n’éloigne-t-on pas les usines des quartiers où il y a des habitants ?
Patrick Barbosa : déplacer les usines ne résoudrait pas forcément le problème, parce que les vents poussent les fumées qui arrivent plus loin que la zone industrielle elle-même. Par exemple, la ville de Dreux subit les fumées de la région parisienne. La question doit être posée en amont : comment diminuer les pollutions ? Il faut vraiment s’interroger sur les effets de la pollution sur la santé des personnes. Installer des filtres coûte cher pour l’usine en coût direct. Mais, si on pense au long terme et aux coûts de santé liés à la pollution (qui ne sont pas comptabilisés en tant que tel et qui coûtent très cher à la société), selon moi, ce n’est pas forcément plus cher de ne pas polluer. C’est une question de choix de société…

Globules : pourquoi voit-on beaucoup d’oiseaux morts du côté du supermarché et du collège ?

Patrick Barbosa : c’est surprenant et je ne le savais pas, je ne peux pas vous donner de réponse. Nous allons contacter des ornithologues qui vont étudier ce phénomène.

Globules : quels sont les effets de la pollution de l’air sur les animaux ?
Patrick Barbosa : on a observé des dégradations visuelles sur la flore. C’est plus difficile à constater sur les animaux parce qu’ils bougent, et, à ma connaissance, il n’y a pas d’étude scientifique. Je sais qu’on a vu des étourneaux tomber après être passés au-dessus de Notre Dame de La Garenne.…

Globules : pourquoi a t-on inventé la cigarette si c’est mauvais pour la santé ?

Patrick Barbosa : on n’a pas inventé le tabac, ce sont les Indiens qui l’ont trouvé et cela aidait à soigner. Aujourd’hui, il faut voir à qui cela rapporte. Cela rapporte aux grandes sociétés et aussi à l’État. C’est, avant tout, une question d’argent.

Globules : la pollution augmente-t-elle les maladies respiratoires ?
Patrick Barbosa : c’est un fait certain, on constate une surmortalité au moment des pics de pollution.

Globules : pourquoi ne met-on pas d’amendes à ceux qui polluent ?

Patrick Barbosa : depuis 25 ans, notre association se bat contre les problèmes de pollution. On se rend compte des énormes problèmes d’argent. On nous fait du chantage au chômage et puis, lorsque les industriels font bénéficier les communes (avec la taxe professionnelle qui peut être très importante) d’espaces verts, de complexes sportifs ou d’autres choses, les élus sont « frileux ». Sur Gaillon, imaginez, cela représente 13 millions de F !

Globules : que peut-on faire, chaque jour, pour éviter la pollution ?
Patrick Barbosa : je dirais de faire attention à l’utilisation des voitures, attention à ne pas brûler le plastique et de faire attention à ce que l’on jette… Dire aussi aux adultes que ce n’est pas bien ni propre de jeter n’importe quoi, n’importe comment, de leur demander de montrer l’exemple…
Propos recueillis par Sahida Belkacem, Bamadi Fofana
et Maymouna Niakaté.

Questions préparées avec Koria Fofana – Espace Condorcet de Gaillon – animatrice Aude.
Sauvegarde de l’Environnement - 7 rue de la Muette -
ND de la Garenne - 27600 ST PIERRE LA GARENNE
Téléphone/répondeur/fax : 02 32 53 97 74
Site internet : sauvegardeenv@free.fr

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L'eau, ressource en dangers ?

L’eau n’est pas une ressource infinie. Comment faire attention à ce bien précieux et vital ? Quels liens existent-t-il entre effet de serre, climat et inondations ? Faudrait-t-il un «droit international de l’eau» qui gère les tensions entre les pays qui ont ou n’ont pas cette eau si précieuse ?
Rencontre avec Michel Rasse - professeur de géographie à la faculté de Rouen – dont le point de vue tranche avec les idées qui circulent actuellement, comme une incitation à la réflexion…

Globules : existe-t-il un problème de l’eau dans le monde ?
Michel Rasse : à priori, les ressources sont à peu près les mêmes qu’il y a quelques décennies. Le problème, c’est l’accroissement de la consommation. Les besoins sont devenus plus importants que les ressources. En Poitou-Charentes, par exemple, les nappes phréatiques baissent chaque année trop vite, à cause de l’arrosage du maïs que certains estiment abusif. Le problème est sérieux et pose la question de ce qu’il faut faire, alors qu’il y a également une surproduction agricole.

Globules : une eau « propre », selon vous, c’est quoi ?
Michel Rasse : une eau propre est une eau non polluée, c’est une eau - dans le sens du développement durable - que l’on peut utiliser telle quelle, immédiatement, sans traitement.

Globules : comment évoluent les besoins en eau de la planète ?

Michel Rasse : les ressources en eau liées aux précipitations n’ont certainement pas beaucoup changé à l’échelle globale. Et ce, malgré le discours alarmiste qui est parfois tenu. À l’inverse, les ressources des nappes phréatiques profondes, liées au passé climatique de la planète sont de plus en plus exploitées, surtout dans les régions arides. Il parait donc nécessaire de prendre toute la mesure du problème.

Globules : comment les différents pays du monde font-ils face à leurs besoins en eau et comment gèrent-ils leurs ressources ?
Michel Rasse : la répartition des précipitations, et donc des ressources en eau, est inégale sur la planète et cela crée des problèmes. Chaque pays fait face et réagit de manière différente, selon sa situation. Les pays utilisent leurs ressources disponibles, même quand celles-ci sont fluctuantes d’une année sur l’autre, comme les pays d’Afrique sahélienne. D’autres sont contraints à puiser dans leurs ressources profondes et cela pose de sérieux problèmes dans les longues périodes sèches. D’autres, au contraire, veulent exploiter à fond la ressource, comme la Turquie qui fait des barrages financés par des sociétés européennes et qui compte fournir son eau aux pays arides voisins (Syrie, Irak..).

Globules : l’accès à l’eau entraîne-t-il des tensions dans le monde ?

Michel Rasse : cela est devenu un problème géopolitique dans de nombreuses régions du globe, au Proche-Orient, au Moyen-Orient. Israël détourne l’eau qui devrait couler en Palestine. Il faudra bien, un jour, qu’un véritable «droit international de l’eau» serve à la réduction des tensions entre les états.

Globules : quelles sont les causes - humaines et climatiques - qui provoquent les inondations que l’on constate aujourd’hui ?

Michel Rasse  : c’est une question complexe. La tendance actuelle est de penser que le climat change beaucoup et qu’il y a plus de catastrophes qu’avant. Mais cela n’est pas réellement prouvé. Tout au plus, on pourrait dire que les dernières décennies ont été différentes de celles du milieu du XXème siècle. Pour le reste, nous n’avons pas assez de recul pour affirmer quoi que ce soit de scientifiquement crédible. Peut-être avons-nous en ce moment le même type de circulation atmosphérique qu’à la fin du XIXème siècle et au début du XXème. La planète a toujours connu des fluctuations climatiques, non seulement sur le long terme du Quaternaire, mais aussi sur un plus court terme. Dans la période romaine, au moyen-âge, les glaciers des Alpes étaient très réduits, et se sont développés durant le Petit Age Glaciaire (1500-1850). Maintenant, même s’il y a recul indéniable depuis 1850, ils sont encore plus importants que durant l’optimum médiéval. La preuve nous est fournie avec le glacier de la Brenva, du côté italien du Mont Blanc, qui recouvre encore un village du Moyen-Age. Et pourtant, l’Homme ne rejetait pas grand-chose dans l’atmosphère à ce moment-là... Il faut faire attention à ne pas tirer de conclusions hâtives. On croit avoir la certitude que l’Europe se réchauffe, mais on constate par ailleurs que le Groenland se refroidit. Comment faire un bilan global ? On aura plus de précisions dans 50 ans, lorsqu’on aura du recul grâce aux nouvelles techniques employées.

Globules : pour vous, l’effet de serre n’existe pas ?
Michel Rasse : Si ! Et heureusement pour nous. Ce que l’on ne sait pas réellement, c’est si l’Homme avec ses rejets modifie réellement l’équilibre du système atmosphérique. Si l’on prend par exemple les trous d’ozone qui étaient considérés, lorsqu’on les a découverts, comme le résultat du rejet massif des CFC, il s’avère qu’ils ont toujours été là, et qu’ils fluctuent beaucoup d’une année sur l’autre. Résultat : on n’en parle plus, mais on reporte les interrogations sur d’autres facteurs qui ne sont pas mieux connus. On a l’impression que l’interrogation du réchauffement climatique a permis d’occulter les vrais problèmes : l’ozone urbain lié aux pollutions industrielles, la pollution des eaux liée aux rejets agricoles et urbains, la dégradation des sols. Par contre, il est certain que l’Homme intervient et amplifie des problèmes qui existent localement. Pour le cas des inondations, l’arrachage d’arbres et de haies, le bétonnage ont un effet direct sur les ruissellements, et le fait de construire dans les zones inondables explique le coût financier des catastrophes.

Globules : Y a-il des pays, des régions plus touchés par ce type de cataclysme ?
Michel Rasse : Il n’est pas facile de dire si tel ou tel pays est plus affecté que tel autre. Cela dépend beaucoup de l’accès à l’information et de la médiatisation des catastrophes. En travaillant sur Internet, il serait facile de penser que les USA sont davantage affectés, c’est évidemment parce que ce sont eux qui travaillent le plus avec cet outil. Là aussi, il faut rester extrêmement prudent. Par ailleurs il faut se méfier de « la catastrophe du siècle » : dans de nombreux cas, les études ont montré que les inondations considérées comme exceptionnelles ces dernières années ne le sont pas si l’on prend en référence les données historiques des derniers siècles. Les crues de la Loire ou celle de l’Elbe ont été jadis beaucoup plus importantes... Ce qu’il y a de certain, c’est qu’évidemment les données naturelles interviennent dans ce type de problèmes : les fonds de vallées sont soumis aux inondations, les rivages tropicaux aux cyclones, les couloirs d’avalanches aux avalanches, les fortes pentes aux glissements de terrain...

Globules : les sociétés ont-elles toutes les mêmes moyens face aux risques ?
Michel Rasse : Evidemment non. Le niveau économique du pays intervient directement à l’amont, dans la prévision et la prévention des catastrophes, et à l’aval, dans l’aide aux populations touchées et l’indemnisation...

Globules : y a-il des gestes quotidiens ou des recommandations que vous puissiez faire ?

Michel Rasse : il faudrait éviter de faire des bêtises et tenir compte du « bon sens » : ne plus construire sur des zones inondables, par exemple... Le réflexe, jadis, était plutôt de ne pas implanter de nouvelles constructions dans les secteurs où il y avait régulièrement des inondations. Aujourd’hui, on a passé outre. Il faut aussi éviter les grands aménagements au profit des petits. Les « remembrements » (le fait de regrouper les terres cultivables) ont amplifié le problème du ruissellement parce qu’on a enlevé les haies. Et aujourd’hui on subventionne les agriculteurs pour qu’ils en replantent  ! Après c’est un problème de coût et donc de choix des sociétés. Parmi les solutions à la pollution des eaux, il y a les stations d’épuration qui pourraient fonctionner de manière écologique. Le problème, c’est l’argent et l’espace. Épurer écologiquement l’eau de Paris prendrait trop de place. Il faut donc faire attention à l’utilisation que l’on fait de l’eau pour réduire la quantité d’eau consommée ou en tout cas ne pas trop l’augmenter. C’est un véritable enjeu pour les siècles prochains, et cibler ces préoccupations me paraît bien plus important que de tergiverser sur le réchauffement global de la planète.

Globules : malgré les différences entre le nord et le sud aujourd’hui, ne devrait-on pas penser les problèmes de l’eau à l’échelle planétaire et trouver des solutions sur le long terme ?

Michel Rasse : oui. Il faudrait avoir un raisonnement global par rapport à l’eau, par rapport à l’agriculture, et surtout avoir une vision intelligente et globale. Les guerres de l’eau sont économiques et politiques. Cela relève d’ailleurs des préoccupations actuelles des « alter-mondialisation » qui soulèvent des problèmes globaux pour lesquels le rôle respectif des états ne paraît pas satisfaisant.

Globules : les poissons de rivière qui changent de sexe… Est-ce vrai ?

Michel Rasse : on change de sujet. Mais, c’est évoquer « l’échelle » de l’action. Les polluants qui arrivent dans les rivières ont un effet sur les poissons qui se transforment. On observe, dans l’estuaire de la Seine, des transformations génétiques de ce type sur les poissons, et dans d’autres secteurs, sur les grenouilles et les crapauds. La encore, il faut agir et prendre les mesures en amont, sans trop se réfugier derrière les explications simplistes que le discours actuel véhicule. Plus généralement, cela pose le problème général des effets des polluants sur la santé de l’homme. Et on sait là... que l’on ne sait rien, ou presque ! Il faudra bien en tenir compte. Il faut penser global et agir local .

Propos recueillis par Audrey Desneiges, lycée Corneille & Hugo Etienne étudiant en géographie, Fac Rouen -

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ECRITS :

Il devrait y avoir…
Si personne ne prend conscience de la protection de la planète, si personne ne commence à faire attention au tri sélectif, par exemple chez soi, la planète disparaîtra.
Il faut prendre conscience et se donner du temps et des moyens pour faire attention au gaspillage de l’énergie, de l’oxygène.
Il devrait y avoir plus de publicité, de prévention à faire auprès de la population.
Les gouvernements devraient en prendre plus conscience et éviter de faire des erreurs lorsqu’ils font des lancements de fusées dans l’espace.
Il faut protéger les forêts et l’environnement pour la protection de la couche d’ozone.
« Planète, attention danger »
Ifsi Croix Rouge, Bois Guillaume

Autodestruction…
L’eau manquante, la pollution, la couche d’ozone se dégradant, les déchets, les forêts mutilées, la fonte des glaciers en Alaska, le réchauffement de la planète, croyez-vous vraiment que tout cela est un point positif pour notre planète Terre ? Dans 30 ans, il n’y aura plus assez d’eau pour toutes les populations du globe terrestre. La terre a mis des milliards d’années à se former, s’agrandir, nous donner de bonnes conditions de vies, assez d’eau, de nourriture et voilà ce qu’en 2003 nous lui apportons : une autodestruction ?.
Julie Kinsman, Collège Cervantès, Vernon

Aller sur Mars…
Même si le fait d’aller sur Mars est important pour la découverte, ne serait-il pas mieux de régler avant tout des problèmes primaires (la faim dans le monde) avant d’investir autant d’argent dans le lancement de fusée.
A première vue cela reflète un égoïsme pur de l’individu et l’égalité, la fraternité (droits fondamentaux de l’homme) sont bafoués.
Ifsi Croix Rouge, Bois Guillaume


L’amiante

Je trouve que certains métiers devraient être interdits, certaines substances comme l’amiante.
L’amiante donne des maladies comme le cancer et qui atteignent beaucoup de personnes qui, la plupart du temps meurent. Dans mon cas, je sais que j’ai perdu deux personnes proches à cause de l’amiante, qui leur a causé un cancer du poumon et de la gorge, pourtant ils avaient tous les deux un caractère fort mais le cancer les a battu et les a emmené tous les deux, hélas après un fort combat. Je sais qu’un jour ou l’autre, tout le monde meurt mais peut-être que si l’amiante n’avait jamais existé, ils auraient peut-être vécu plus longtemps.
Ifsi Croix Rouge, Bois Guillaume


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ASSOCIATIONS :


Ecomusée de la meunerie
L’Association pour la Valorisation du Patrimoine Normand (AVPN), conçoit et anime les activités du « Moulin Amour », écomusée de la meunerie traditionnelle. Après restauration, ce moulin est devenu un site d’exposition, d’animation et de classes de découverte. Des ateliers pédagogiques permettent de découvrir le moulin (meunerie et système hydraulique) et son environnement (faune aquatique et oiseaux) et s’adaptent à tous les projets pédagogiques sur l’eau. Le « Moulin Amour » dispose de plusieurs expositions itinérantes (panneaux mobiles et plastifiés) mises à la disposition de tout organisme public ou privé qui souhaitent les louer. Ces expositions dévoilent la richesse du patrimoine régional passé et présent et abordent également des thèmes d’actualité : histoire de la monnaie, l’enfance, les oiseaux, les métiers, le lin, l’argile….La dernière exposition « eau de vie, eau de création », sortie au printemps 2003, coïncide avec l’ « Année Mondiale de l’eau » et explique son origine, ses caractéristiques, ses usages et son impact sur le milieu naturel.
Renseignements : Moulin Amour – AVPN, 16 route de Tourville, 27370 Saint Amand des Hautes Terres – Tel/Fax : 02 32 35 80 27 – Email : moulin@avpn.asso.fr


Une brigade cotière qui veille…
L’association Aquacaux, située dans une ancienne station de pompage de l’OTAN à Octteville-sur-Mer depuis 10 ans, est un lieu d’accueil du public et un site expérimental d’élevage de poissons marins.
La double vocation de cette association est de favoriser la réinsertion des personnes exclues du monde du travail en s’investissant dans un projet de protection du littoral du Pays de caux. Ainsi, 57 personnes participent au nettoyage des plages pour enlever les déchets apportés par la mer (50 tonnes/an), à l’enlèvement des carcasses de voitures tombées du haut de la falaise, à l’aménagement et entretien des sentiers de randonnée, à la restauration des valleuses … Une brigade côtière complète le travail mené par les équipes en « réinsertion » : réhabilitation des espaces naturels (projet d’écopaturâge caprin mené sur une portion du littoral classée Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique), veille anti-pollution et veille environnement, tri des déchets, suivi de la faune et de la flore, information, communication et sensibilisation du public. Une autre équipe développe des actions pédagogiques et touristiques avec un technicien animalier (élevages de poissons, aquariums…) et un animateur. Elle accueille des enfants pour la découverte de l’élevage du turbot, la pêche à pied, les fossiles, les animaux et plantes des falaises.
Contact : Aquacaux, 70 chemin de Saint Andrieux, BP 14, 76930 Octeville-sur-Mer – Tel : 02 35 46 04 97 - Fax : 02 35 54 32 45
Un conte illustré sur les énergies renouvelables


L’association Caux Littoral a plusieurs missions liées à la valorisation et à la protection de l’environnement. Elle participe à l’aménagement touristique entre Le Havre et Etretat par la promotion du chemin douanier, la vélo route du littoral, les sentiers de petites randonnées, la sécurisation des sites de parapente et de sports de vol libre et par l’implantation de points d’hébergement, de restauration et de réparation sur ces différents sentiers.
Elle a créé les Editions du Caux Littoral qui éditent, depuis deux ans, le programme d’activité des journées de l’environnement, pour lequel elle a obtenu en 2003, le label de la semaine du développement durable.
Afin de sensibiliser les enfants à la protection de l’environnement, elle a édité un conte illustré sur les énergies renouvelables, et plus particulièrement consacré à l’énergie éolienne : « De l’électricité dans l’air ». Il est accompagné d’un Cd-rom et d’une mallette pédagogique à destination des enseignants (un dossier complet sur la nécessité d’utiliser les énergies renouvelables, sur les éoliennes, des outils d’aide aux travaux pratiques…). Ce conte sera distribué aux enfants des classes de CM1 à la rentrée scolaire 2003/2004. Le prochain projet des Editions du Caux Littoral sera très probablement l’édition d’un conte sur la gestion de l’eau au quotidien.
Renseignements : Association Caux Littoral, 1 rue des aubépines, 76610 Le Havre – Tel/Fax : 02 35 49 32 71 – Email : gm.caux-littoral@wanadoo.fr

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La suite des brèves :
« Les Dragons vous ramènent »,

une vraie solution proposée en matière de sécurité routière et une réelle action de solidarité.
Créée en avril 2003, l’association « les Dragons vous ramènent » est une idée de Guy Fournier, manager du Rouen Hockey Elite 76 afin d’apporter une solution au problème de l’alcool et la conduite. La direction du projet est confiée à Catherine Grojean, ancienne nageuse olympique, qui s’est occupée de l’organisation logistique de plusieurs grands évènements sportifs (route du rhum 2002, jeux olympiques 92…°
De la même façon que les « Nez Rouges » au Quebec, les Dragons proposent tout simplement aux conducteurs qui ne sont pas en état de conduire de les raccompagner chez eux avec leur voiture en échange d’un don complétement libre. Leur message est simple et clair :« ne conduisez pas si vous êtes sous l’emprise de l’alcool, de médicaments ou de la fatigue ». Il n’est pas question de condamner ou d’encourager à la consommation d’alcool, il s’agit de proposer une prévention et une solution aux problèmes de sécurité routière tout en étant solidaire.
A partir du 12 septembre, 24 bénévoles et 12 voitures raccompagneront les conducteurs chaque vendredi et samedi, entre 20h et 4h du matin. Pour débuter, les déplacements se font sur un rayon de 10 km autour de l’agglomération rouennaise pour s’étendre progressivement, par la suite, au département, voir, plus loin encore….
Déjà une quinzaine d’associations sportives et associations de jeunesse de l’agglomération adhèrent à cette initiative et se proposent de devenir bénévoles. La personne raccompagnée est libre de verser un don qui va directement dans les caisses des associations dont font partis les bénévoles. Pour bénéficier du service, il faut payer une adhésion : 50 euros /an pour les particuliers, 250 euros/an pour les bars et restaurants et 500 euros/an pour les discothèques.
L’association « les Dragons vous ramènent » est soutenue par La Matmut , la Ville de Rouen, l’Agglomération Rouennaise, la Préfecture de Seine-Maritime, le Conseil Régional de Haute-Normandie, La DDASS, le Conseil Général et la DRDJS.

Renseignements : Catherine Grojean, 02 35 15 12 07 ou Guy Fournier, 02 35 88 96 88

L’archéologie en danger en France

L’archéologie préventive (90% des fouilles en France)
concerne les fouilles d’urgence menées sur des sites
où doivent êtres construites des infrastructures
publiques ou privées.
Ces fouilles sont actuellement menées par quelque 1600
archéologues dépendant de l’Institut national de
recherches archéologiques préventives (Inrap) qui est
un établissement public financé depuis janvier 2001
selon le principe du « casseur-payeur » à travers un
système complexe de redevances, contesté par certains
aménageurs et élus locaux.
A l’automne dernier, les parlementaires ont voté une
réduction de ces redevances de 25 %. Le nouveau texte
prévoit l’instauration « d’un système de redevance
générale payée par tous les aménageurs au delà d’un
certain seuil (5000 m2) », dont le taux a été fixé à
0.32 euro/m2, a-t-on précisé au ministère. Cette
redevance sera affectée au financement des
diagnostics, de l’Inrap, de l’exploitation
scientifique des travaux et enfin, à hauteur de 30%, à
un « fond de péréquation pour les aménageurs en
difficultés ».
Le conseil des ministres a approuvé, mercredi 28 mai,
le projet de loi sur l’archéologie préventive présenté
par le Ministre de la Culture, Jean Jacques Aillagon,
qui suscite la contestation de nombreux archéologues
dénonçant la « privatisation » de ce secteur. Ce
projet de loi vise « à remédier aux graves
dysfonctionnements, notamment financiers, qui sont
rapidement apparus dans la mise en œuvre de la loi du
17 janvier 2001 ».Selon le texte, la réalisation des
diagnostics est ouverte aux services archéologiques
agréés des collectivités territoriales. Le projet
prévoit également l’ouverture à la concurrence des
opérations de fouille à la charge de l’aménageur, ce
dernier pouvant choisir l’opérateur parmi l es
organismes publics et privés agréés par l’Etat.
Prenons donc un exemple proche de nous : la
construction de l’A28 : plusieurs centaines de
contrats de fouilleurs de l’Inrap n’ont pas été
renouvelés, et l’archéologie préventive manque donc
cruellement de bras, ils ne sont que 20 à fouiller les
125 Kms de parcours et de nombreux sites
archéologiques vont être détruits sans même avoir été
fouillés car les conditions de travail sont très
mauvaises : manque de personnel et délais plus courts
que ceux qui avaient été demandés.
Depuis des mois, des archéologues de l’Inrap, du CNRS
et des collectivités territoriales multiplient des
actions un peu partout en France pour exiger le
retrait de ce texte, qui, selon eux, préfigure « la
privatisation de l’archéologie préventive ». Ils
dénoncent, outre la mise en concurrence des fouilles,
« l’éparpillement des intervenants » et « un transfert
de compétences vers les collectivités territoriales
qui dans biens des cas ne disposent ni de moyens, ni
des structures nécessaires ».
H. Langlois, doctorant en histoire

9ème édition d’un été au ciné en Haute-Normandie

« Un été au ciné » a pour but de démocratiser l’accès
au cinéma et d’initier à la lecture et à la pratique
cinématographique les jeunes de moins de 25 ans qui ne
partent pas en vacances durant l’été. Cette opération
s’inscrit dans la continuité de Cinéville, dont la
coordination est confiée au Pôle image de
Haute-Normandie.
Cette opération comporte 4 volets :
- 15 séances de cinéma en plein air (« la fureur de
vivre », « L’auberge espagnole », « L’âge de glace
»..)
- un dizaine de séances spéciales suivies d’une
rencontre avec un professionnel du cinéma. Ces séances
sont ouvertes à tout public mais font également
l’objet d’un travail de sensibilisation mené par des
animateurs de quartier.
- des ateliers audiovisuels : un réalisateur
professionnel rencontre des jeunes pour leur faire
découvrir toutes les étapes de la construction d’une
œuvre cinématographique. Ces ateliers initient donc à
la pratique.
- des contremarques (des tickets de réduction de 1.50
euros sur des tarifs réduits pour les moins de 25
ans). Au total 5000 contremarques sont distribuées et
utilisables dans les différents salles fonctionnant
avec « Un été au ciné »
Cette année, 11 villes participent à « Un été au
cinéma » : Canteleu, Dieppe, l’Agglomération d’Elbeuf,
Fécamp, Grand Quevilly, Les Andelys, Neufchâtel en
Bray, Notre Dame de Gravenchon, Pont Audemer, Val de
Reuil, et Rouen .
Vous pouvez vous renseigner auprès de votre mairie,
des salles de cinéma de votre ville ou sur internet à
www.etecine.kyrnea.com ou www.poleimagehn.com
« Un été au cinéma » est subventionné par la politique
de la ville, le Fasild, les CAF, la DRAC, la DRDJS.

Pour ou contre les éoliennes
La Seine-Maritime est actuellement un terrain de controverses importantes sur la production d’électricité par éoliennes. Ce département présente l’énorme avantage de posséder un « gisement de vent » important et relativement régulier sur l’année. A ce titre, il fait l’objet de nombreux projets d’installation d’éoliennes, sorte de moulins à vent des temps modernes. L’implantation de 5 à 8 éoliennes qui porte le nom poétique de « ferme éolienne», produit en moyenne, la consommation d’un population de 30 à 40.000 habitants, en sachant qu’il est toujours nécessaire de prévoir un appoint pour les périodes de « sur-consommation » (périodes de grand froid en hiver). Le Cap d’Antifer, Fécamp, Theuville aux Maillots, Saint Valéry en Caux.. Toux ces projets génèrent des polémiques, soit avec les élus, soit avec des associations d’habitants, soit avec les gestionnaires des terrains.

Nous avons tenté de comprendre et de comparer les positions de chacun à travers leurs textes et articles divers. Voici quelques uns de leurs arguments :

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