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>Edito
Justice Injustice...
Sujet de société qui nous concerne tous, la justice est un élément du bien-être social. Réelle ou imaginée, l’injustice fait partie de notre vie. « C’est pas juste !» dit-on souvent. On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille, d’être pauvre ou riche, le pays où l’on naît…  Dure ou douce, la vie n’est pas juste. Parce qu’ils sont égaux en droits, les hommes et les femmes ont droit au bien-être physique, psychique et social. Manger à sa faim, aller à l’école, travailler, avoir des enfants, les élever dans de bonnes conditions, vivre dans un pays libre, le droit d’être en bonne santé font partie des droits de l’Homme. Pays pauvres du sud et pays du nord, riches. Différences… Les plus grandes injustices de ce monde sont faites aux plus démunis, aux plus faibles : les femmes et les enfants. Le sentiment de ce qui est juste est à l’intérieur de nous. Est-il naturel, ou bien doit-on apprendre ce qui est juste pour les autres et pour nous ? Nos sociétés modernes découvrent la précarité, et réalisent qu’elle n’est pas toujours liée à l’argent. Il existerait des manques de transmission culturelle et des insuffisances d’éducation. Encore des injustices… Lutter pour plus de justice est un moteur de vie et d’imagination. Trouver des solutions. S’exprimer et ne pas se taire, pour être entendu et que justice soit rendue.
Dans ce numéro 51 de Globules - que vous allez trouver en kiosque pour un temps d’essai - nos reporters de Grand-Couronne se sont interrogés sur ce qu’est la justice et l’injustice et ce qu’est, selon eux, le sentiment d’injustice. Ils ont rencontré une avocate du barreau de Rouen. Nos reporters dieppois rendent compte d’une expérience novatrice concernant l’accueil conjointe des toxicomanes par une médiatrice santé de la ville de Dieppe et par le substitut du procureur. Enfin, sur Evreux, Globules a rencontré une assistante sociale de la Permanence d’Accès aux Soins de Santé, la PASS, qui nous parle d’accès aux soins, et de droit à la santé pour tous.
Combattre les injustices pour retrouver sa dignité d’homme et se regarder dans la glace : se sentir vraiment libre parce que tous les individus de ce monde le seront, un jour. Utopie ? « Il y a tellement à faire » entend-on dans un des reportages… Avoir des lois pour un monde juste et les respecter. Etre un citoyen du monde, dans un monde juste, c’est avoir l’attitude du Sage.… Cela tient peut-être du rêve, mais les rêves font avancer… Bon été à tous.


Christine Ternat


DOSSIERS :

La justice c'est :
travail d’écoute au pôle ressource santé et rappel à la Loi par le substitut …

Resituer la justice dans son rôle social de protection des individus et de garante de la Loi - qui doit être la même pour tous, tel est un des enjeux de la Justice aujourd’hui. À Dieppe, Isabelle Robert, responsable du pôle ressources santé de la Mairie de Dieppe et Emmanuelle Houssaye, substitut du procureur accueillent des personnes toxicomanes. Elles nous parlent d’une alternative au tribunal pour ces personnes : rappel à la Loi et obligation de soin.
Regards croisés…

Globules : c’est bien que la justice soit là. Elle permet d’arrêter (dans les 2 sens du mot) ceux qui volent ou se droguent, cela soulage les familles… Qu’en pensez-vous ?
Mme Emmanuelle Houssaye : l’objectif de la justice est d’éviter les récidives et d’éviter les troubles de l’ordre public. Quand une détention remet les personnes sur la bonne route, c’est bien. Ce n’est pas toujours le cas. Les prisons sont surchargées. Pour que cela soit « utile », il faut quelque chose à la sortie. On ne met pas quelqu’un en prison, comme ça. Cela dépend de ce qu’il a fait, s’il est ou non récidiviste… Il y a une échelle de peines qui vont de la peine d’amende à la prison ferme, en passant par un sursis simple et un sursis avec mise à l’épreuve, qui peut être accompagné d’une obligation de soin…

Globules : la personne est obligée de se soigner ?

Mme Emmanuelle Houssaye : oui, on peut assortir la peine d’une obligation de soin.
Isabelle Robert : l’enjeu pour la personne qui suit « l’obligation de soin » est que son affaire puisse être classée. Elle l’est à plusieurs conditions : les personnes doivent venir aux entretiens, et ont 3 mois pour arrêter leur consommation de produits – en général du cannabis -, avec vérification par analyse d’urine. Durant tout ce temps, nous essayons avec la personne de comprendre pourquoi et comment elle consomme. Et nous l’informons des implications sur sa santé. Après une mise en confiance – ces entretiens sont totalement confidentiels (secret professionnel) et ne sont jamais communiqués à la justice – je tâche que cette prise en charge soit le moins possible vécue comme une contrainte et qu’elle soit l’occasion pour elle de faire le point sur sa consommation : comment a t-elle commencé ? Souvent les personnes n’ont pas vu leur consommation de cannabis augmenter (et ne peuvent plus s’en passer). C’est l’occasion de parler. Au cours des entretiens, on peut s’apercevoir qu’il y a parfois un mal-être ou que le problème important c’est l’alcool, bien que l’alcool soit légal. Et souvent, les entretiens révélent qu’il existe, derrière cette consommation de cannabis, de gros problèmes familiaux. S’il s’agit de mineurs, je vois les parents. Souvent, ils voient leur enfant plus mal que ce qu’il est. Je fais alors de la médiation familiale… Certains ont une réelle dépendance au cannabis et réalisent que ce n’est pas facile d’arrêter, et que nous sommes là pour les y aider…

Globules : pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste l’expérience que vous menez ?

Mme Emmanuelle Houssaye : à Dieppe, on propose un travail sur 2 volets, un rappel à la Loi, avec moi et une série d’entretiens qui ont lieu avec Isabelle Robert au pôle santé de la ville. Je suis en charge des affaires de stupéfiants. Mon rôle est de rappeler aux personnes convoquées les textes de la Loi, ce qu’ils risquent et ce qu’est l’obligation de soin. Je peux demander à la personne qui consomme du cannabis d’aller au « pôle ressource santé » de la mairie de Dieppe, dans le but de l’aider à arrêter. Si la personne se moque de tout, l’obligation de soin peut être annulée. La personne peut alors être renvoyée devant le Tribunal Correctionnel.

Globules : avec quels moyens travaillez-vous ?

Isabelle Robert : c’est la mise en confiance. Je perçois les personnes que je reçois comme des personnes, pas comme des toxicomanes. Et puis, je travaille avec des partenaires, comme l’unité d’addictologie du centre hospitalier de Dieppe qui propose des consultations anonymes et gratuites. Je peux aussi interpeller le parquet lorsque les problèmes éducatifs ou juridiques dépassent ma compétence.
Mme Emmanuelle Houssaye : les bilans urinaires viennent démontrer s’il y a, ou non, consommation de cannabis. La personne assume ce qu’elle fait. Cela fait 3 ans que ce projet existe sur Dieppe et en général cela se passe bien. Si une personne adhère au processus et que cela est nécessaire, la période des entretiens peut être prolongée de 3 à 6 mois. Notre objectif est d’aider les gens. Quand il s’agit de personnes mineures, il peut arriver que je saisisse le Juge des enfants. Il m’est arrivé d’entendre un jeune qui volait sa mère pour sa consommation. Celle-ci était complètement dépassée, j’ai saisi le Juge des enfants.

Globules : en cas d’amende, ce sont les parents qui payent ?

Mme Emmanuelle Houssaye : pour les mineurs ou pour les jeunes qui ne travaillent pas, ce sont les parents. Je préfère demander une mesure de réparation - un Travail d’Intérêt Général - je pense que cela a plus de sens pour le jeune. Pour quelqu’un qui travaille, une amende correspond à quelque chose. L’objectif de la justice est de faire comprendre ce qui est interdit et qu’il existe une Loi qu’il faut respecter. Dans notre projet, il y a en plus le fait de faire comprendre les effets de la consommation de cannabis sur la santé globale des personnes.

Globules : existe-t-il des lois contre les plaintes mensongères ?

Mme Emmanuelle Houssaye : oui

Globules : en cas de conflit, pour une musique trop forte, quelle possibilité y-a t-il de trouver un terrain d’entente avec une génération différente ?
Mme Emmanuelle Houssaye : les conflits de voisinage ne se règlent, en général, pas devant les tribunaux. Avant poursuite, une médiation pénale peut être proposée entre le plaignant et la personne mise en cause. Il y a une enquête de police pour constater les bruits. On ne peut pas poursuivre une personne sur une simple dénonciation. Le médiateur peut également être sollicité pour d’autres infractions, comme par exemple des vol commis par des personnes encore inconnues des services de justice. Il sera alors proposé à l’auteur du vol d’indemniser les victimes.

Globules : pour quelles raisons sommes-nous amenés à renouveler une plainte déjà déposée ?
Mme Emmanuelle Houssaye : c’est souvent parce qu’elle a été classée sans suite et que vous n’en avez pas été avisé. La justice reçoit et traite de plus en plus de plaintes et c’est pour cette raison que se développent les mesures alternatives, comme la médiation pénale. Pour les conflits de voisinage, comme pour les conflits familiaux, on va proposer une médiation. Par exemple, dans le cas des gardes d’enfants, le médiateur va essayer de trouver une solution afin de faire cesser l’infraction.

Globules : craignez-vous le regard d’anciens détenus ?

Mme Emmanuelle Houssaye : cela fait partie du travail. Mon travail n’est pas de me faire aimer mais de faire appliquer la Loi. Et l’effet d’annonce d’une décision de justice provoque souvent la colère de ceux qui sont condamnés. Et Dieppe est une petite ville où vous pouvez être identifié. D’un autre côté, la Loi est la même pour tous et doit s’appliquer de la même façon, que l’on soit pauvre ou riche.

Globules : que pensez-vous de l’évolution de la justice ? Est-elle adaptée, selon vous, à ce début du 21 ème siècle ?

Mme Emmanuelle Houssaye : la justice est-elle adaptée ? La justice est là pour faire appliquer la Loi. Aujourd’hui, des efforts ont été faits pour redonner une place à la victime afin qu’elle puisse se faire entendre. Cela n’a pas toujours été le cas, les victimes ont été un peu oubliées. Comme la protection des mineurs, par exemple, aujourd’hui on écoute les enfants qui sont victimes d’abus sexuels… Et puis, les médiations se sont développées. Bien sûr, pour que cela marche, il est nécessaire que les personnes soient d’accord…

Propos recueillis par Nicolas Fere, Nicolas Caletot et Yoni Botte, centre social Neuville les Dieppe & PAIO Dieppe
Animateurs Gwenaël et Alexis Huet -

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LES PASS, vous connaissez ?

Aux pays des droits de l’homme et de la Couverture Maladie Universelle, a-t-on tous la possibilité de se faire soigner en France aujourd’hui ?
Accueillir, comprendre, soigner, orienter les personnes, démêler les situations complexes et trouver des solutions pour chacun, voilà le quotidien des Permanences d’Accès aux Soins de Santé. Mme Alemao-Tranquille et ses collègues - assistantes sociales à la PASS d’Evreux., nous reçoivent chaleureusement et nous parlent de leur travail…


Globules : pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Mme Alemao-Tranquille : à l’origine, j’étais secrétaire, mais je voulais être en contact avec le public, je voulais travailler avec l’humain, rencontrer un public… Pour ce travail, faut qu’il y ait un bon contact avec la personne, de la confiance et un respect mutuel.

Globules : quels sont les avantages et les inconvénients dans ce que vous faites ?
Mme Alemao-Tranquille : ce métier est passionnant. C’est aussi un métier très dur parce qu’on est confronté à la misère et à des gens qui vont mal. Il faut avoir beaucoup de maîtrise et savoir s’adapter. Travailler à la PASS, c’est passionnant et dur à la fois.

Globules : en quoi consiste votre travail à la PASS ?
Mme Alemao-Tranquille : je suis assistante sociale. Le but de la Permanence d’Accès aux Soins de Santé est de permettre l’accès aux soins des personnes les plus démunis. Le travail à la PASS c’est particulier. Il y a une Assistante Sociale et un médecin. Nous sommes ouverts à mi-temps et sur rendez-vous. Mais on n’est pas rigide et on s’adapte aux besoins, nous effectuons des liaisons avec les divers partenaires en fonction des difficultés rencontrées. Ici, à la PASS, on accueille beaucoup d’étrangers en situation irrégulière. Ce travail de « l’assistante sociale PASS » est d’instruire les dossiers permettant d’obtenir une couverture sociale.

Globules : quelles sont les personnes qui viennent à la PASS ?
Mme Alemao-Tranquille : la PASS s’adresse à un public en précarité ne pouvant pas accéder aux soins. Actuellement, la majorité des personnes qui viennent à la PASS sont des étrangers qui quittent leur pays pour cause de situation politique ou économique. Ils viennent d’Afrique et surtout des Pays de l’Est.

Globules : trouvez-vous toujours des solutions ?
Mme Alemao-Tranquille : souvent oui, grâce à nos réseaux. Notre travail est de trouver une solution au problème posé. On ne peut pas dire : toujours, mais, on cherche des solutions dans la mesure de nos possibilités. Mais, dans certains cas, on se sent démuni, il n’y a aucune solution, et on est obligé de le dire. Dire« non » fait partie de notre travail et nous sommes des professionnelles.

Globules : quelles sont les aides apportées aux patients qui n’ont pas les moyens financiers pour bénéficier de soins normaux  et réguliers ?
Mme Alemao-Tranquille : en France tout le monde peut se faire soigner. Si vous n’ouvrez pas de droit à la sécurité sociale, il y a la CMU et l’Aide médicale de l’Etat, en fonction de votre situation. Les personnes peuvent se faire soigner dans les hôpitaux publics ou en ville. Et en cas d’urgence, dans l’attente de l’ouverture des droits, la personne peut aller, à titre exceptionnel, à la pharmacie de l’hôpital.

Globules : pouvez-vous définir ce qu’est la sécurité sociale ?

Mme Alemao-Tranquille : la sécurité sociale est un organisme public qui permet de rembourser les frais de santé. Lorsque vous travaillez, vous cotisez. Cela permet d’être remboursé pour les soins : visites chez le médecin et médicaments. Le ticket modérateur reste est à la charge du patient.

Globules : qu’est ce qu’une Mutuelle ? Pourquoi n’est-elle pas attribuée à ceux qui n’ont pas l’argent nécessaire pour s’en attribuer une ?

Mme Alemao-Tranquille : les mutuelles sont des organismes privés choisis par les patients pour permettre d’être remboursé du ticket modérateur. Les mutuelles sont à la charge du patient et c’est à lui de la choisir. Il y a des différences de prise en charge d’une mutuelle à une autre, d’où une inégalité dans les remboursements. Pour les personnes qui n’ont pas de ressources, pour celles qui sont en dessous d’un certain seuil (562 Euros pour une personne seule) il y a la CMU (la couverture maladie universelle).

Globules : certains soins sont plus remboursés que dla cause ?

Mme Alemao-Tranquille : c’est vrai par exemple pour les soins dentaires et les lunettes. Le soin d’une carie est remboursé, par contre, les prothèses le sont très peu. Le remboursement d’une paire de lunettes est quasiment inexistant. Il s’agit seulement des différents remboursements légaux imposés par la sécurité sociale.

Globules : y-a-t-il beaucoup de jeunes à la rue ?
Mme Alemao-Tranquille : les jeunes font partie des gens pour lesquels on n’a pas forcément de solution, c’est un problème… Certains sont désocialisés et refusent les structures pour les « Sans Domicile Fixe ». Certains n’ont pas eu de soutien de leur famille qui les met à la porte à leurs 18 ans. D’autres rencontrent des difficultés liées à l’échec scolaire. Lorsque la situation d’un mineur en danger est connue, des aides peuvent lui être apportées, dans le cadre de la protection de l’enfance.

Globules : quelles démarches doivent effectuer les patients qui n’ont pas de protection sociale ?

Mme Alemao-Tranquille : les personnes qui viennent ici nous sont adressées par les Assistantes Sociales de secteur et les partenaires. Ces personnes n’ont pas de sécurité sociale. Elles prennent rendez-vous auprès du secrétariat de la PASS, avec le médecin et ou l’assistante sociale, selon leurs besoins.

Globules : pensez-vous qu’il y ait des injustices en santé pour ceux qui n’ont pas l’argent suffisant pour bien se soigner ?

Mme Alemao-Tranquille : je dirai qu’en France, nous sommes privilégiés par rapport à d’autres pays parce que toute personne peut se faire soigner quelque soit sa pathologie.

Globules : selon vous, la justice de la société a t-elle évolué ou s’est-elle dégradé ?
Mme Alemao-Tranquille : en ce qui concerne l’accès aux soins, il y a eu une évolution favorable puisqu’à l’heure actuelle, toute personne peut accéder légalement aux soins. Sur le plan social, on constate qu’une partie de la population rencontre de plus en plus de difficultés liées probablement à la situation économique, à l’échec scolaire et aux aléas de la vie. La précarité n’est pas uniquement liée aux problèmes financiers.

Propos recueillis par Axelle Potor, collège « Les Fougères » Louviers -

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ECRITS :
Vite, vite...
Vite plus une minute à perdre !
Osons conduire comme des fous,
Ivres de vitesse
Tuons, tuons, tarés que nous sommes
Urgence il y a
Retard moi je connais pas
Essence ou gasoil à volonté,
Sans gêne même si le sang doit couler.
Les cheveux au vent,
Au volant d’un cabriolet
L’avait l’air moins belle
La tête dans le fossé.
La voiture, armure moderne
La route, champ de bataille
Et les hommes au milieu de tout ça. Si fragiles soudain….
Eric, Le Plaît Dire D’Ecrire


Les autres
C’était un beau jour de printemps
On pensait que l’on avait le temps
C’était sans compter sur les autres !
On adorait la moto ensemble,
Et soudain quand la terre tremble
Celui à qui l’on pense c’est l’autre
Ce camion qui a fauché notre amour
Et nous l’a enlevé pour toujours
Juste parce qu’il ne regardait pas au bon endroit
N’a pas été rattrapé par la loi.
Tu es parti, moi je reste,
Avec le temps qu’il me reste,
A faire sans toi ce que l’on voulait pour nous.
C’était sans compter sur les autres !

La france
La France est réputée pour son manque de civisme d’automobiliste à automobiliste mais aussi d’automobiliste à piéton, notamment lorsqu’il s’agit de les laisser traverser. Ce manque de courtoisie n’existe pas chez nos voisins anglais ou allemands. J’en ai été témoin il y a peu de temps alors que je visitais l’Allemagne, je me suis trouvée derrière un automobiliste qui, non seulement s’est arrêté comme il se doit pour laisser traverser une personne âgée sur un passage clouté, mais qui est descendu de voiture pour la faire traverser en toute sécurité. Ça m’a vraiment impressionnée. Il serait temps que l’on prenne modèle sur nos voisins et respecter les autres de quelque façon que ce soit.
Catherine, Le Plaît Dire D’Ecrire

Peur
On a vite fait d’avoir peur en voiture.
On rentrait d’une réunion entre amis. On riait encore au souvenir de cette soirée. J’ai regardé à gauche avant de tourner à droite sur le boulevard. La seule voiture qui venait avait son clignotant pour signaler son engagement dans le tunnel. Aussi, j’ai foncé.
La bonne femme a changé d’avis et m’est rentrée dedans.
J’avais les cheveux longs. Elle a conclu que j’avais fumé un pétard. Elle venait de quitter un restaurant. J’ai voulu qu’elle appelle la police afin de passer un contrôle d’alcoolémie. Les flics au téléphone m’ont fait comprendre que si je les dérangeais, je le paierai aussi. Vu ma tête, je me suis dit que c’était pas la peine d’insister. Petite bourgeoise belle voiture, ou chevelu vieux tacot, j’étais perdant sur les apparences. On s’est tiré dégoutés après avoir fait le constat. Elle était plus près du 100 que du 50 à l’heure, ça aussi ça me dégoûte.
La justice n’est plus qu’un mot.
Quelques jours plus tard, sur le même boulevard, j’attendais que le feu passe au vert. Une voiture a franchi le terre plein central, défoncé la voiture de devant
et atterri à notre droite.
Les types en sont sortis et ont disparu en 30 secondes.
Juste retour des choses peut être. J’ai été jeune et con, je me souviens qu’un soir j’y ai laissé mon permis.
On y pense et on oublie, c’est ce qui permet de poursuivre .
Eric, Studio GELA, Rouen

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ASSOCIATIONS :
L’association Prévention Routière, créée en 1949, «a pour but d’étudier et de mettre en œuvre toutes les mesures et d’encourager toutes les initiatives propres à réduire la fréquence et la gravité des accidents de la circulation routière » (art. 1 des statuts). Sa mission essentielle est l’éducation routière à tout âge. Elle organise des journées prévention routière en milieu scolaire et milite pour qu’elle devienne un enseignement obligatoire dans les programmes scolaires des collégiens et lycéens.
En 1992, elle a créé l’entité appelée la « prévention routière formation » qui organise des stages pour récupérer les points perdus suite à une infraction au code de la route. Elle intervient également dans les entreprises pour sensibiliser le personnel aux risques routiers car les 2/3 des accidents du travail sont dû à la route. Elle propose aux personnes âgées (clubs du 3ème âge) des interventions afin d’expliquer les derniers changements du code de la route et les risques routiers liés à la baisse des performances physiques et visuelles.
Actuellement, elle lutte contre l’hécatombe du samedi soir à la sortie des discothèques en mettant en place les opérations « Capitaine de soirée » : celui qui conduit est celui qui ne boit pas. Des jeunes proposent aux conducteurs de leur remettre les clefs de voiture et au moment de partir, ils contrôlent leur taux d’alcoolémie avec un alcotest. Le rôle des capitaines de soirée est de montrer qu’on peut s’amuser sans danger, de valoriser celui qui respecte la route et les autres et surtout, de rentrer en toute sécurité.
Comité Départemental de Prévention Routière de Seine-Maritime, M. Prunetta, 18 rue Malouet, 76100 Rouen - Tel : 02 35 72 57 57
Comité Départemental de Prévention Routière de l’Eure, Christian Fèvre, 42 rue Joséphine, BP 326, 27003 Evreux - Tel : 02 32 33 23 17


SABINE (Société Amicale pour la Bicyclette en NormandiE), association créée au Havre en 1989, a pour objectif de promouvoir le vélo en milieu urbain et périurbain et de valoriser son utilisation dans trois domaines: la santé, l’environnement et la prévention routière. Des chantiers d’insertion professionnelle, financés par le Conseil Général de Seine Maritime, mobilise les salariés de l’associaiton dans des activités de formation pour personnes bénéficiaires du RMI dont le travail consiste à récupérer, réparer et remettre en état des vélos.
SABINE participe à de nombreuses réflexions concernant l’aménagement cyclable du Havre et de son agglomération, pour un meilleur partage de la chaussée entre automobile et vélo. Elle a mis en place des services de location en partenariat avec les Bus Océane de la Société des Transports de la Ville du Havre (Vélocéane) et sur le campus de l’Université du Havre (Vélocampus) en partenariat avec la Ville du Havre, l’Université du Havre et l’associaiton étudiante AMEDEE.
Concernant la prévention routière, elle met à disposition des vélos pour des actions d’information et d’apprentissage du code de la route. Actuellement, elle travaille, en partenariat avec la Ville du Havre, sur un projet de ramassage scolaire à vélo afin de diminuer l’insécurité routière aux abords de l’école et d’enseigner aux enfants le code de la route, et de leur faire prendre conscience des dangers de la circulation en ville.
SABINE, 102, rue Jean Jacques Rousseau, 76600 Le Havre – Tel : 02 35 43 35 34

Pour l’agglomération rouennaise, il existe SABINE Agglo, dont l’objectif essentiel est également la promotion de l’usage de la bicyclette en milieu urbain.
SABINE Agglo, 2, rue du Réservoir, 76000 Rouen – Tel : 02 35 07 34 34

Quand les jeunes se mobilisent…

L’association Vivre, créée en 2001 à Mont Saint Aignan, regroupe une dizaine d’étudiants, une infirmière et une lycéenne. Leur préoccupation majeure : sensibiliser les jeunes sur les risques de l’alcool à la sortie des discothèques en organisant des « soirées du conducteur ». Ils ont également réalisé le film « La route, ce n’est pas la mort, c’est pire », en collaboration avec des pompiers du Nord Pas De Calais, diffusé dans les lycées de Seine-Maritime.
Vivre, 1 Parc des deux bois, Appartement 62, 76130 Mont Saint Aignan – Tel : 02 35 74 53 09 – www.vivreavec.fr.st

La route des jeunes,
« l’association de sécurité routière créée par les jeunes pour les jeunes »
regroupe 300 membres âgés de 12 à 25 ans pour qui « la vie est une fête et la route ne doit jamais tuer cette fête ». Ils organisent les opérations « Nuits pour la vie » à la sortie des discothèques ainsi que diverses actions visant à lutter contre les accidents par la responsabilisation des jeunes.
La route des jeunes, 145 avenue de Suffren, 75015 Paris – Tel/Fax : 01 40 56 33 51

La Fondation Anne Cellier Junior, mouvement organisé et dirigé par des adolescents qui souhaitent participer activement à la sécurité routière en organisant des opérations de sensibilisation pour les jeunes. « Pas besoin d’attendre d’avoir le permis de conduire pour être un usager de la route… ».
www.fondation-annecellier.org

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