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DOSSIERS :
1- Le silence, enfermement ou respiration

2- On a besoin de silence

LE SILENCE, ENFERMEMENT OU RESPIRATION ?
Ne pas parler, se taire, attitude personnelle et affective… le silence peut être une réaction à une situation difficile. Il est nécessaire à notre équilibre et, s’il est parfois un choix, on peut avoir besoin de l’aide des autres pour en sortir.
Difficultés, complexes, inhibition… ou plus, la maison de l’adolescent est un lieu pour adolescents & et jeunes adultes - où l’on peut rencontrer des professionnels qui savent écouter… Isabelle Mercy, psychologue et Dominique Verdez, éducatrice, nous guident pour démêler les aspects complexes du silence :

Globules : selon votre fonction et d’après votre expérience, quelle définition auriez-vous du silence ?
Isabelle Mercy : le silence, selon moi, s’appréhende selon 2 aspects essentiels : dans son versant que je qualifierai de «négatif», il est est ce que l’on tait, ce qui n’arrive pas à se dire.
Le silence peut alors faire penser aux secrets de famille par exemple. D’une manière générale, on peut dire qu’il est associé au malaise ou à l’angoisse, parfois même à certaines pathologies.
Le silence est un temps où l’esprit s’échappe, un temps où l’on rêve, un temps nécessaire pour élaborer. C’est un élément essentiel à notre équilibre. Le silence permet de réfléchir avant de parler. Il faut se taire pour penser et, dans ce sens, c’est quelque chose à cultiver. Pourtant, certaines personnes ont du mal à supporter le silence, cela les angoisse

Globules : est-ce que l’on rentre dans le silence parce qu’on n’a pas su être compris ou se faire comprendre ?
Isabelle Mercy : chaque personne réagit différemment. Si le silence peut être une réaction de certaines personnes à une situation d’humiliation ou d’incompréhension, d’autres, se sentant incomprises, vont continuer à vouloir se faire entendre.
Globules : l’image de la perfection physique, économique, sociale, véhiculée par notre société incite-t-elle une catégorie de personnes à rentrer dans le silence ?
Isabelle Mercy : avoir la force de résister à la norme et à la mode et pouvoir dire «je ne veux pas». Mais ce n’est pas toujours possible...
Globules : existe t-il des sentiments qui mènent au silence ?
Isabelle Mercy : cela dépendra des personnes, bien sûr. L’angoisse, la tristesse peuvent amener une personne à se taire. Mais il n’existe aucun lien de «causalité type».
Globules : le silence s’apprend-il ou s’oublie-t-il ?
Dominique Verdez : le silence peut être un choix et on peut apprendre à se taire. Le silence comme la souffrance ne s’oublient pas…
Isabelle Mercy : le silence s’apprend et c’est important de savoir se taire. D’un autre côté, plus on entre dans le silence, plus le silence se renforce et plus on a du mal à en sortir. Ce versant négatif du silence enferme le sujet dans une position d’où il n’est pas simple de sortir
Globules : le silence peut-il être un échappatoire ?
Dominique Verdez : oui, on peut choisir le silence pour ne pas s’affronter à l’autre.
Globules : y a t-il différentes façons d’interpréter le silence des personnes en fonction de leur culture ou de leur histoire ?
Dominique Verdez : dans certaines cultures ou religions, le silence est valorisé. Il existe des familles où l’on ne parle pas, où l’on
n’exprime pas ses sentiments. Et il y a aussi le poids des secrets…
Isabelle Mercy : en occident, parfois, le silence peut être pris comme un refus de parler et de s’exprimer, il est alors vécu comme quelque chose d’agressif.
Globules : y a-t-il un centre médical en France qui traite du silence ?
Isabelle Mercy : pour moi, il n’y a pas de maladie du silence en soi. Le sujet autiste, par exemple, s’il n’est pas un «être de parole», ne se caractérise pas pour autant par le silence. Il peut fort bien se manifester par des cris ou des hurlements. Les personnes sourdes et muettes ne sont pas non plus silencieux même si elles sont dans un certain silence.
Dominique Verdez : mais on retrouve du silence dans certaines pathologies. Le silence exprime alors une souffrance une difficulté qui est psychique. Mais cette souffrance psychique peut aussi bien s’exprimer d’une autre manière que par le silence.
Globules : garder le silence est-il un moyen de pouvoir sur ses interlocuteurs ?
Dominique Verdez : c’est certain que le silence peut être un mode de pression sur l’autre.
Isabelle Mercy : le silence peut être violent.
Globules : le silence est-il le contraire du cri ?
Isabelle Mercy : d’une certaine façon, oui. Il y a le silence d’opposition. Cette forme de silence est extrêmement désorientant, parce qu’on le vit de façon pire qu’une critique négative
Dominique Verdez : le cri d’angoisse existe comme le silence de souffrance. Le silence réprobateur, le silence/mur peut être aussi terrible que le cri. Dans notre travail à la maison de l’adolescent, nous sommes confrontés à ces moments d’angoisse, de crainte et de difficultés. Le silence peut être une forme de violence contre soi-même. Selon qui elle est, la personne va choisir de montrer l’une ou l’autre manière de s’exprimer.
Globules : existe-t-il des outils qui permettent de rompre le silence ?
Isabelle Mercy : il y a la parole et la relation humaine. Il faut arriver à ce que quelque chose circule. Rompre le silence pour faire renaître quelque chose. Pour la personne, il est difficile d’en sortir tout seul. Mais il n’y a pas de recette toute faite. L’humour aussi peut aider.
Dominique Verdez : l’écoute permet de rompre le silence. Une écoute qui n’est pas une simple conversation. Une écoute qui ait un cadre. Cela dépend de la personne qui est en face. Et puis, il y a aussi la «sublimation» par l’art, la musique qui permet à la personne de s’exprimer.
Globules : pouvez-vous nous expliquer ce qu’est ce que le mutisme ?
Isabelle Mercy : le mutisme est le refus de parler. La personne mutique a une position active : elle refuse.
Globules : quelles sont les différences entre le silence et le mutisme ?
Isabelle Mercy : le mutisme se définit par l’absence de parole alors que le silence est beaucoup plus large. Dans le silence l’absence de bruit est une respiration, l’absence de son en musique marque le rythme et est, dans ce sens, tout à fait nécessaire
Dominique Verdez : le silence est nécessaire à la vie, comme la nuit. Le mutisme est, par contre, pathologique.
Globules : peut-il y avoir un lien entre attitude mutique et tentative de suicide ?
Isabelle Mercy : non, il n’y a pas de lien de cause à effet entre les deux. Mais le mutisme est du côté d’une position «mortifère» (qui évoque la mort) alors que la parole, prise dans ce contexte-là, est du côté de la vie.
Dominique Verdez : le mutisme, seul, ne peut pas inciter au suicide, parce qu’une tentative de suicide, c’est beaucoup de choses, c’est toute une histoire…
Globules : le silence vient-il après un traumatisme ?

Isabelle Mercy : non, pas nécessairement. Là encore, face à un événement traumatique, chaque personne a une position singulière…
Propos recueillis par Sébastien Garet - Interview préparé par Aurélie Deschamps, Cyrielle Auger et Lora Caderby, animateur Nakib M’sa, Foyer Montjoly –
Maison de l’adolescent 14, 16 rue Gabriel Péri Le Havre –
consultations, lieu de soins et de paroles -
tél 02 32 74 27 30

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2- On a besoin de silence...

Yann Galinou est un des animateurs du «café philo» qui propose, à ceux qui le souhaitent, des rencontres autour d’un thème. C’est le dimanche matin une fois par mois au bar «le Régent» à Evreux.
Pour Yann, café philo rime avec débat et expression… Le silence est un thème qu’ils ont déjà abordé l’an passé mais qu’en dit-il aujourd’hui ? Echanges avec des reporters curieux et approche singulière autour du silence et de ses multiples facettes…

Globules : qu’est ce qu’est le silence pour vous ?
Yann Galinou : le silence entre les humains est, selon moi, essentiellement l’absence de parole. Le silence n’est pas l’absence de son. le silence parfait n’existe pas, il y a toujours des bruits. Le silence ne veut pas non plus dire : «rien à dire». La parole est un vecteur, mais la gestuelle, le comportement, même silencieux en sont aussi. On peut déceler comment va une personne, rien qu’au ton de sa voix. Le silence peut être très communicatif et l’homme réagit aussi de façon non verbale…
Globules : quelles différences y a-t-il entre le silence où l’on s’abstient de parler volontairement et celui où l’on n’ose pas, où l’on ne sait pas quoi dire ?
Yann Galinou : ne pas parler ne signifie pas que l’on n’a rien à dire, on peut être silencieux avec la voix et s’exprimer. Mais, s’abstenir de parler n’est pas le meilleur moyen, à mon avis, pour communiquer !
Globules : la timidité a t-elle un rapport avec le silence ?
Yann Galinou : oui, la timidité a un rapport avec le silence, quand on n’ose pas parler, par peur du regard ou de l’oreille de l’autre, quand on se dit qu’on n’est pas capable. On voit cela au «café philo» avec les personnes qui viennent pour la première fois, elles se mettent sur les banquettes autour, et se mettent à l’écoute. Ce sont des gens qui veulent parler mais cela ne sortira pas, il faut qu’on les invite à parler, qu’on soutienne leur regard pour qu’ils s’autorisent à réagir.
Globules : peut-on comprendre ou percevoir les différentes formes de silence ?
Yann Galinou : je crois qu’on peut comprendre l’autre par un regard, un sourire, par la posture du corps, la musicalité de la voix. Tout cela a une signification et exprime la joie, la souffrance. Quelqu’un qui a la «banane», même au téléphone, cela se sent, cela s’entend. Et les moments où l’on comprend le mieux les silences de l’autre, c’est bien quand on est amoureux : on se comprend sans rien dire.
Globules : est-ce important, selon vous, d’avoir des périodes de silence dans la journée ?
Yann Galinou : je pense que oui. C’est très important. Le silence permet de se parler à soi-même. Personnellement, j’en ai besoin, c’est un «break» nécessaire en fin de journée, pour faire le point. Je reste dans le silence, sans radio ni télé, et quelquefois je me mets dans le noir, cela m’aide à réfléchir, à mieux comprendre où je vais.
Globules : pendant ce temps de silence, vous vous «videz», avez-vous du silence à l’intérieur de vous ?
Yann Galinou : non, je vide mon stress, je fais le tri, mais il n’y a jamais de silence dans ma tête, elle fourmille d’idées !
Globules : le silence protège t-il ?
Yann Galinou : peut-être que le silence protège. Lorsqu’on est silencieux, cela évite de s’impliquer, cela évite l’engagement. Mais cela ne protège pas du monde extérieur et le silence n’évite pas de se faire agresser. Le silence peut devenir et être ressenti comme agressif. Lorsqu’on est avec quelqu’un et que l’on reste silencieux, cela incite l’interlocuteur à réagir, et cela peut se retourner contre soi.
Globules : existe t-il des techniques pour comprendre le silence ?
Yann Galinou : je ne le pense pas et c’est bien là le problème dès que l’on travaille sur l’humain. Quelle théorie utiliser pour comprendre le silence ? Il n’y en a pas. Il y a l’observation et l’expérience… Et il faut tenir compte des références culturelles de la personne. Une même attitude chez un chrétien occidental sera différente pour un hindouiste ! Lorsque je parle de musicalité de la voix, c’est pareil, on se réfère à des particularités culturelles. Par exemple, quand on entend l’accent du midi, les gens du nord vont dire tout de suite «ah ! il a la patate» alors que ce n’est pas forcément le cas. Il faut donc s’adapter et l’expérience est un guide. L’observation nous apprend à connaître et à comprendre les réactions de l’individu.
Globules : que faire pour ne pas se renfermer dans son silence ?
Yann Galinou : que faire pour ne pas se renfermer dans son silence ? Etre curieux de tout et rester ouvert…C’est vraiment une question de curiosité. Être à l’écoute des autres.
Globules : le silence peut-il détruire ?
Yann Galinou : oui. L’homme est un animal social qui a besoin de communication et des autres. Il faut trouver les moyens de sortir de son silence.
Globules : comment «briser» un silence pesant ?

Yann Galinou : quand on est en face d’une personne enfermée dans son silence, je pense qu’il faut la»pousser dans ses retranchements», la titiller, pour qu’elle s’autorise à s’exprimer. Il m’est arrivé dans mon travail de faire comme ça et même si la personne nous dit «m…», je pense que c’est déjà quelque chose, on peut alors lui demander : «dis-moi ce que tu as à dire», et c’est un début de solution. Bien sûr, on doit éviter la violence, arriver à l’expression sans débordement. Il faut avoir du «feeling». Mais quand le silence est trop pesant, il faut faire quelque chose et moi je crois vraiment qu’il faut «rentrer dedans». Faire quelque chose et savoir dire : «j’ai à te parler, il faut qu’on cause…». Parler, c’est prendre un risque. Il y a toujours un moment où l’on est obligé de ne plus se taire…
Globules : la notion de silence existe t-elle chez les gens qui parlent sans arrêt ?
Yann Galinou : c’est souhaitable, parce qu’à mon avis ne faire que parler, cela saoûle les autres. Et puis, il y a toujours un moment où il faut se taire. Savoir se canaliser, c’est important. Etre silencieux permet de mieux se concentrer sur l’idée que l’on a quand on parle. Les moments de silence permettent de faire le point, de savoir où l’on en est. Il y a un moment où il faut savoir se taire pour se concentrer et aussi pour écouter les autres.
Globules : le silence a-il un langage ?
Yann Galinou : ah oui ! qu’est ce qu’on peut parler en ne disant rien ! Quand il est pris dans une relation de communication, le silence est un langage non verbal.
Globules : quel silence préférez-vous ?

Yann Galinou : je préfère le silence de la communication à celui du cri…
Globules : le silence apaise t-il ?
Yann Galinou : oui, pour moi c’est la meilleure des thérapies…
Propos recueillis par Priscillia Duval, Amélie Frappart, Vincent Gaudry, Charlyne et Natacha Littlock, formation BAPAAT, INIREP Evreux.


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ECRITS :

>Violences conjuguales

Tu as peur
Tes frères, ta sœur, ont peur,
de ce milieu familial plein de heurts,
la nuit, le silence te fait peur,
les cris de ta maman te font peur,
que faire de ces moments si douloureux,
juste essayer de s’endormir avec un gros cœur

Sandrine Armengaud, Ifsi, Croix Rouge, Bois Guillaume



>Elle me manque…
Comme tout le monde (évidemment), j’ai une famille mais heureusement, j’ai de la chance car j’ai une magnifique famille qui me manque énormément. Dans ma famille, nous sommes tous très proches.
Je ne sais pas comment,
j’arrive à rester un an loin de tous mes cousins, cousines, tantes, oncles, grand-mères, grand-pères et surtout, mon père !
Je n’arrive même pas à penser que plus tard, je vais avoir des enfants et comme ça faire une autre famille.
même si ça arrive, mes parents vont toujours avoir une place dans mon cœur.

Celina, Education et Formation

>A ma mère

Maman tu es toujours là quand il faut, malgré mes 32 ans, tu es indispensable à ma vie.
Je ne peux pas vivre sans toi.
Tu nous a élevé tous les quatre dans l’amour,
dans la joie, malgré le manque d’argent dans le foyer.
J’aurai toujours besoin de toi,
de ton soutien, de ta tendresse.
Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une mère modèle comme tu l’es. Je suis fière de toi .
D’autres, ont le deuil de leur mère.
Je les plains énormément.
Reste comme tu es maintenant et demain.
Je t’aime maman.
Ifsi, Croix Rouge Bois guillaume

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ASSOCIATIONS :

« Le Lieu dit » à Elbeuf, est un Point Accueil Ecoute Jeunes et Parents où l’on favorise la parole afin d’informer et orienter vers les dispositifs correspondants aux besoins et à la demande, à savoir, des dispositifs de soins, d’insertion sociale et /ou professionnelle. « Le Lieu dit » a aussi un rôle de médiation familiale pour éviter la rupture entre jeunes et adultes et rétablir la communication si nécessaire. « Le lieu dit », rue du Neubourg, 76500 Elbeuf sur Seine. C’est également une permanence téléphonique au 02 35 78 92 95

L’Association Normande des Devenus Sourds et Malentendants œuvre pour maintenir le lien entre les personnes malentendantes et notre société qui est le « monde des entendants ». Elle combat l’isolement de la personne malentendante qui souhaite conserver ou rétablir la communication avec son entourage en organisant des rencontres, des sorties avec les adhérents de l’association et en l’informant sur les aides techniques existantes. Elle développe l’usage de la lecture labiale en apprenant « à lire sur les lèvres, à reconnaître les expressions du visage, à percevoir ce qui peut être vu, interpréter ce qui est perçu, compléter ce qui manque pour comprendre ». Par ailleurs, l’association intervient auprès des pouvoirs publics et administrations pour le respect et l’application des lois sur le handicap auditif.
Association Normande des Devenus Sourds et Malentendants, siège social, Maison du Patient, 55 bis rue Gustave Flaubert, 76600 Le Havre – Tel & Minitel : 02 35 54 12 90 – Fax : 02 32 73 35 61. Les permanences ont lieu au Havre tous les vendredis de 14h à 17h (sauf vacances scolaires) et tous les 1er mardis du mois de 14h à 17h à Rouen au 02 35 72 72 52.

L’Association Régionale pour l’Insertion et l’Accessibilité des Déficients Auditifs propose aux jeunes et adultes sourds et malentendants une aide humaine pour faciliter leur intégration dans le monde du travail et de la formation. Ses « interfaces de communication » facilitent la relation avec les formateurs, les employeurs et collègues de travail, conseillers ANPE ou Cap Emploi, etc…L’ARIADA évalue aussi les besoins des personnes déficientes auditives et les accompagne lors des bilans d’orientation leur permettant de construire un projet professionnel ainsi que pendant leur formation. Elle apporte également une aide technique pour monter des dossiers de demande de financement d’appareillage auditif et pour l’aménagement du poste de travail.
ARIADA Haute et Basse Normandie, 10 rue des compagnons, 14000 Caen – Tel : 02 31 47 62 32 – Fax : 02 3147 62 38 – e-mail : ariada@wanadoo.fr

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