>EDITO
La fête, cest quoi ? Ça
sert à quoi ? Synonyme de bonheur, de gaieté, de joie
et de plaisir, la fête, cest se réjouir entre amis,
en famille ou tous ensemble. Pour un événement. Elle prend
la forme de danse, de musique, de cérémonie ou de festin.
Les fêtes sont des retrouvailles qui reviennent à dates
régulières. La fête est ici, elle est là
: populaire, religieuse ou commémorative. Avec ses enthousiasmes
et ses excès. On dit fête, on comprend : préparation.
On organise
On lattend, la fête. Utile : grâce
à elle, on «décompresse» et on se défoule.
Elle est de toute histoire et de toute culture. Ponctuation de nos saisons,
elle rythme notre vie sociale. Je rêve de fêtes très
belles. Je sens, comme une envie de fête, sourde, sinstaller
en moi, monter doucement jusquà devenir irrépressible.
Faire la fête : est-ce un besoin ? une nécessité
? Etre en fête et faire la fête, est-ce facile ? Pour comprendre
ce besoin de fête que lon a tous, les reporters de Globules
sont partis en quête de réponses. Fêtes dhier
: ils ont rencontré un historien qui situe la fête dans
lhistoire et lui donne sens. Fêtes daujourdhui,
la responsable du service jeunesse de Val-de-Reuil nous parle avec chaleur
de la préparation du carnaval du 22 juin, elle aimerait que les
gens se rencontrent et se mélangent. Nos reporters ont ensuite
enquêté du côté des «rave-parties»
: au pays des «teufeurs», échapper au regard ajoute
du piment à la fête
Véritable mouvement dexpression
de la jeunesse, la question de produits incontrôlés qui
circulent -proposés par des personnes peu scrupuleuses-, se pose
et des associations de prévention sont là pour veiller
et informer. Enfin, à Fécamp, ils ont rencontré
lassociation des Terre-Neuvas. La fête de «la Saint
Pierre des Marins», vous connaissez ? Les reporters découvrent,
étonnés, le récit des marins. La fête était
fastueuse et emmenait Fécamp et son port dans une liesse extraordinaire.
Souvenirs et transmission. Rencontres. Après un travail difficile,
après les préparatifs, rire, danser boire et chanter.
cest la fête. La fête, cest ce que cela a été
dans lhistoire, cest, aujourdhui, comment faire la
fête, comment être ensemble ? Comment penser lavenir
? Il y a des défis à relever pour chacun dentre
nous
De lenthousiasme, du rêve, des idées et
un plein dénergie : de quoi préparer la fête
à notre monde. Ensemble. Et si cétait tout cela
à la fois ?
Le printemps est là : la nature est en fête. Et léquipe
du journal se fait une fête de proposer ce numéro 44 de
Globules à votre sagacité
-Christine Ternat -
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>Ecrits...
Dans
un jaillissement
insoutenable de lumiere
Sautiller, se dandiner, gesticuler, seul au milieu
dune foule de sautillants, de dandinants, de gesticulants. Les
yeux dans le vague, les yeux au ciel, les yeux mi-clos.
Ignorant ce voisin, frôlant la voisine, nentendant plus
la musique tonitruante, ne ressentant que les vibrations intenses se
répercutant dans tout le corps, annihilant le cerveau.
A chaque arrêt de la musique, le corps se déplace comme
un somnambule vers une table. Le whisky coule à flots, les joints
changent de mains, sans un mot.
Dans un jaillissement insoutenable de lumières et un vacarme
inhumain de sons toujours plus forts, toujours plus aigus, tous regagnent
le piste comme des zombies.
Cest la fête ! La fête jusquà plus soif,
jusquà plus rien, jusquà lanéantissement.
Cest samedi soir dans une boîte quelconque
Jocelyne, Les Plumes de Pernet
Les
vacances
Quand je revois cet endroit, je pense aux beaux
jours
que nous avons passés ensemble les familles réunies,
« Pieds-noirs » et cousins cousines de Normandie.
En ville, bord de plage et aussi des alentours
ces vacances dété en poche des petits bonheurs
nous nous retrouvions pour des fous-rires pleins cur !
Cétait la fête pour les enfants et pour les grands
Jamais je ne pourrais oublier nos grandes tablées
tous ensemble réunis pour de longues soirées
pleines de contes et de récits de la vie,
des coutumes, des fêtes, là-bas en Algérie,
ni des joies et des rires échangés,
avec ce beau cousin, mon Amour en secret.
Cétait la fête pour les enfants et pour les grands.
Evelyne, ré-création,
Sotteville Les Rouen
La
musique fait
résonner ses accords
Les rubans multicolores tourbillonnent, tombent et enlacent les têtes,
les paillettes projettent leurs étincelles dor et dargent,
la musique fait résonner ses accords au creux des oreilles
les jupes des danseuses senvolent
Sophie, Les Plumes de Pernet
Souvenir de fêtes
Je ferme les yeux et écoute mes souvenirs.
Jentends le son dun vieil accordéon. Je revois les
visages séclairer de souvenirs et virevolter sous la lumière
des lampions. Jimagine le bruit des bulles qui éclatent
dans les verres qui sentre choquent. Le son du pas du danseur
qui dérape sur le bois de lestrade en toque. Jécoute
le frôlement des jupons des dames qui se croisent dans la danse.
Devant les hommes au regard fripon et doucement. Mon esprit rentre en
transe, je ne veux plus ouvrir les yeux. Je sens au fond de moi lenvie
de faire la fête. Je redécouvre les émois de ces
yeux, de ces pas de danse qui font tourner ma tête.
Christine, Les Plumes de Pernet
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>Dossiers...
LA FÊTE
AU FIL DU TEMPS
Rassemblement,
lien social, rupture
la fête est de tous temps et de toutes
cultures
Histoire de resituer la fête dans un contexte historique,
«Globules» est allé poser ses questions à
Pascal Dupuy, maître de conférences en histoire moderne
à lUniversité de Rouen.
Globules : à quelle époque est apparu le phénomène
de la fête en France ?
Pascal
Dupuy : la fête provient dune tradition médiévale
qui va tendre, au cours du temps, à associer des aspects religieux
à des aspects profanes (: non religieux) de plus en plus marqués.
Sous lancien Régime, les fêtes combinent ces différents
éléments de manière rapprochée. La part
du religieux dans les fêtes reste primordial avec ses messes,
ses célébrations liturgiques lors de la célébration
de Noël, Pâques
Toutefois, «linvasion du
profane» est grandissante, au travers des fêtes de métiers,
où lon célèbre un Saint Patron ou au travers
des fêtes célébrant la fin des moissons ou des vendanges,
les foires, les banquets ou de démonstrations militaires. Yves-Marie
Bercé les distinguent en ces termes : «les fêtes
religieuses, dont les principales apparences étaient la procession
et le pèlerinage. Les fêtes civiques mettaient pareillement
en scène des défilés où les magistrats en
livrées et les corps de métiers en armes paradaient dans
les rues. Des fêtes de la jeunesse, rites de la sexualité,
présidaient aux rencontres entre jeunes gens, les entraînaient
dans les danses et dans les brimades rituelles imposées aux nouveaux
mariés de lannée. Enfin, les fêtes de labondance
faisaient couler le vin, affluer les victuailles et promener les bufs
gras». Enfin, il y a les fêtes aristocratiques, souvent
extravagantes, et qui, dans ce sens, se rapprochent de la fête
populaire et qui servent également à marquer les différences
sociales.
Globules
: quel sens prenaient ces rassemblements selon les époques ?
Pascal Dupuy : le sens de la fête est divers. Les fêtes
populaires marquent souvent la rupture avec un ordre rigoureux. Dautres
historiens ont évoqué ces fêtes en les rapprochant
de rites de passage. Elles sont le signe dun défoulement
collectif, «une soupape nécessaire à la préservation
de lordre social». Les fêtes de cours (aristocratiques)
ont dautres visées : afficher des plaisirs raffinés
et autonomiser ses divertissements.
Globules
: pour moi, la multiplication dévènements festifs
et culturels dans une société est un signe de «bonne
santé». À votre avis, était-ce le cas pour
ces sociétés-là ?
Pascal
Dupuy : il faudrait sentendre sur la notion de «bonne santé».
Si la mesure est la jeunesse, la spontanéité et lenthousiasme
(ou la contestation !), ces fêtes révèlent souvent
une santé vigoureuse ! Mais dautres critères sont
aussi envisageables, qui nous obligeraient alors à dresser un
tableau moins optimiste. En outre, la fête populaire change daspect
entre le 15-16ème siècles et le 18ème siècle.
Globules
: pensez-vous quil y avait, dans le passé, un lien fort
entre le pouvoir et lorganisation de ces rassemblements populaires
à caractère festif ?
Pascal
Dupuy : oui, la fête est dabord dirigée par le pouvoir.
Les entrées royales en sont un bon exemple. Le pouvoir religieux
y voit aussi un moyen de marquer et de diriger les esprits. Mais au
cours du seizième siècle, puis avec les siècles
suivants, les fêtes populaires vont commencer à inquiéter
les autorités religieuses et civiles. La fête peut exprimer
des espoirs de transformations politiques, sociales ou religieuses et
bientôt les restrictions sur ce qui est considéré
comme des fêtes païennes vont apparaître. Trop nombreuses,
elles vont également tomber dans une sorte dindifférence.
Globules : la fête au sens large est un événement
convivial et fraternel. Pensez-vous que déjà, à
lépoque, elle était un facteur important de lien
social ?
Pascal
Dupuy : oui, au début de la période qui nous intéresse,
les fêtes urbaines, par exemple étaient «inter-classiques»
(: avec toutes les classes sociales). Tous prenaient part à la
fête. Mais, là encore, il faut apporter des nuances et
des ruptures chronologiques car, comme je le disais, les autorités
vont bientôt réprimer ce genre de manifestation et enlever
à la fête cette dimension «fraternelle». La
fête révolutionnaire essayera de rétablir, en partie,
cette fonction en particulier dans les années 1793-94. Mais cest
une autre histoire
- Propos recueillis par Touriya Hajjoubi, étudiante.
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>Dossiers...
La fête,
mélange des cultures et des âges
La fête est un moment de joie et de convivialité
qui permet la rencontre et le partage. Elle peut être traditionnelle,
avoir des objectifs de lien social ou les deux. Réunir les citoyens
pour favoriser les
rencontres entre les générations et les communautés,
tel est le pari dune
commune jeune de 27 ans qui souhaite déjà renouer avec
les fêtes passées et cest ce que souhaite Christine
Lebrun,
responsable du service jeunesse de la mairie de Val de Reuil. Dynamique
et chaleureuse, elle reçoit les reporters de Globules
et répond à leurs questions curieuses. Dites : la fête,
à quoi ça sert ?
Rencontre
Globules : quelle place a la fête
dans les manifestations organisées par la commune de Val de Reuil
?
Mme Christine Lebrun : la fête a une place importante. Cest
un moment de convivialité, un rapprochement entre les générations
et les populations. À Val de Reuil, plusieurs communautés
se côtoient et ne se connaissent pas.
Globules : quels objectifs sont visés par la commune à
travers ces manifestations festives ?
Mme Christine Lebrun : le rapprochement et la rencontre des uns avec
les autres. La fête peut modifier le regard que les uns portent
sur les autres. Surtout, pour la jeunesse, qui représente 40%
de la population de Val de Reuil. Il y a des fêtes traditionnelles
qui ont été oubliées, comme la St Urbain qui existait
au début de lhistoire de la commune et que lon aimerait
voir revivre.
Globules : en tant que directrice du service jeunesse, quest-ce
que vous apportent, à vous et à votre équipe, ces
manifestations festives ?
Mme Christine Lebrun : nous voulons créer des liens. Pour le
carnaval, on a fait un courrier aux associations et aux habitants en
leur demandant ce quils souhaitaient. On écoute comment
ils veulent participer. Participer à la préparation, cest
être encore plus heureux, lors de la fête. Quand on a passé
beaucoup de temps, (et on en fait plus que les heures de travail) et
que tout se passe bien, cela nous amène de la joie. Il y a beaucoup
dinvestissement personnel, à côté de laspect
professionnel. Cest notre côté citoyen, on donne
et les gens savent quils peuvent compter sur nous.
Globules : quel sera le prochain événement populaire à
caractère festif à Val de Reuil ?
Mme Christine Lebrun : le service jeunesse travaille pour le carnaval
du 22 juin. Cette année, on partira des quartiers pour arriver
au centre ville. On a choisi pour thème le sable
Des 4
côtés de la ville, on déclinera les 4 continents
: il y aura, le sable du Mexique pour lAmérique, le désert
dAsie, le sable des plages normandes et le Sahara pour lAfrique.
Les décors seront faits par des artistes et des amateurs. Une
fresque immense est en construction. Il y aura un défilé
le matin et des stands (tenus par les associations) laprès-midi,
qui proposeront des styles de nourritures différentes selon les
régions ou les pays représentés.
Globules : comment avez-vous fait pour motiver des personnes dâges
différents autour dun même projet ?
Mme Christine Lebrun : les associations ont proposé. Chacune
a son idée
Les retraités ont voulu aller voir les
jeunes et cest sont eux qui ont voulu cette fresque immense
Globules : quest-ce que cette
fête peut apporter aux citoyens ?
Christine Lebrun : les populations et les générations
vont se croiser et se parler pendant la préparation de la fête
On aimerait quils continuent à le faire ensuite. Que les
anciens, ne voient plus uniquement les jeunes, comme des jeunes à
casquette qui font du bruit. On aimerait surtout que tous passent une
journée agréable et que chacun sy retrouve. On souhaite
que les habitants semparent de leur ville. Quils se parlent.
Et que, dans la vie, cet échange se continue
Propos recueillis par Touriya Hajjoubi, et Jamila
Lansari, étudiantes-
Carnaval de Val de Reuil, «le sable» le 22 juin 2002
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>Dossiers...
DES
FÊTES AU GOUT DE LIBERTÉ
Le
week-end, ils se retrouvent par centaines avec la musique techno, la
danse et le groupe comme traits dunion. À la clé
: le goût de la liberté et du plaisir partagé. Réalité
et phénomène de société, ces fêtes
nont pas toujours une bonne image. Si certains «teufeurs»
souhaitent améliorer cette image, dautres pensent quil
est préférable de ne pas en parler. Goût du secret
et besoin de spontanéïté, les «raveurs»
se rassemblent et dansent au son dune musique vibrante. Côté
santé publique, des produits toxiques et/ou interdits échappent
à tout contrôle. Leur circulation signifie : risques, comportements
troublés et manque dinformation
Les reporters de
Globules ont rencontré des «teufeurs», des organisateurs
«sound system» passionnés de musique, ainsi que Sébastien
et Nicolas, membres de lassociation «Prév en Teuf»,
présente dans ces fêtes pour assurer une «veille
sanitaire».
Questions et images croisées
Globules : quest-ce que lassociation
«Prév en teuf» et quels sont ses buts ?
Sébastien (Prev en Teuf) : «Prév en Teuf»
est une association 1901, constituée depuis 2 ans et demi. Son
principe est de proposer une «veille sanitaire et un stand de
réduction des risques» (qui vise à réduire
les dommages sanitaires liés à la consommation de produits,
les risques sociaux, mais sintéresse aussi aux conduites
à risques en général), au sein de manifestations
festives, techno ou non, légales ou illégales. «Prév
en Teuf» a pour but dinformer, de prévenir et de
permettre un débat autour des consommations et des conduites
à risques.
Nicolas (Prev en Teuf) : lassociation est constituée de
bénévoles, ayant pour la plupart une expérience
professionnelle dans le secteur sanitaire et social, notamment dans
le domaine de la prévention (médecin, éducateur,
psychologue, assistante sociale
), et aussi de «teufeurs»,
ce qui permet dallier lexpérience du milieu festif.
Lassociation est ouverte à toute personne souhaitant participer
à cette démarche. Une formation lui sera proposée
avant dintervenir sur le terrain. On a observé que les
«teufeurs» sont sensibles à la présence dune
association de «réduction des risques» et nous sollicitent
régulièrement.
Globules : une free-party, une rave,
cest quoi ?
François (teufeur) : cest un endroit où lon
rencontre plein de gens qui font la fête ensemble. On y va pour
écouter de la musique et faire des rencontres. Cest un
espace de liberté, un endroit sans contrainte. Tu travailles
tous les jours et la fin de la semaine, tu es libre.
Globules : quest-ce qui pousse
quelquun à «prendre un produit» ?
François (teufeur) : je connais des gens qui vont en «teuf»,
ne prennent rien et qui samusent. Si tu nas pas de limites,
cela peut finir mal. Et prendre quelque chose tient éveillé.
Sébastien : les «teufeurs» peuvent tenir toute la
nuit sans rien consommer. Plein de gens le font. Il y a aussi le facteur
plaisir et la recherche dun état de conscience modifié.
Globules : quels sont les dangers
à consommer et les risques encourus ?
Nicolas : les dangers et les risques dépendent principalement
de la personne, de la nature du produit, de la quantité consommée
et du contexte. Il peut y avoir des risques pour la santé et
aussi des conséquences sociales. Il est important dêtre
informé sur ces risques avant toute consommation. Après,
consommer ou pas, cest une question de libre-arbitre.
Globules : où est le libre-arbitre
quand on se drogue ?
Sebastien : il faut faire attention lorsquon dit : «se droguer».
La consommation ne veut pas forcément dire «dépendance».
Certaines consommations, si elles sont répétées,
peuvent entraîner des dépendances, et, là, cela
entraîne en effet la perte de cette «liberté de choix».
Mais il ne faut pas faire lamalgame.
Globules : pourquoi les parents ont-ils
une si mauvaise image des «raves» et des produits qui y
circulent ?
Nicolas : les raves sont illégales et nont aucun cadre
officiel (comme les night-clubs ou les bars). Tout ce qui est marginal
inquiète. Les parents, ne connaissant pas les free-party, sinterrogent
sur ce qui sy passe. Les «rave» fonctionnant sur un
principe de rassemblement secret, la population glane ses informations
auprès des médias, qui nont pas toujours été
dune grande objectivité.
Sébastien : lors dinterventions de notre association, nous
avons croisé des pères de famille qui, en accord avec
leurs enfants, étaient venus voir par eux-mêmes. Ce qui
est étonnant, cest quils repartaient plus rassurés
quen arrivant !
Globules : comment se passe lorganisation
dune «rave» ?
Thomas (sound system) : je fais de la musique «live» je
compose et travaille à côté. Je fais partie des
«Evadés». Le «sound system» pose les
enceintes et soccupe de contacter les associations et de déterminer
le lieu et les horaires. On est limpulsion
Francois (sound system) : moi je mixe, et jai aussi un travail.
Nous, cest la musique. Mais il y a des «travellers»
qui ne vivent que de ça et qui vivent dans leur camion. Le son
leur appartient. Nous, on a du matériel de location.
Globules : comment contacter les participants et prévoir leur
nombre ?
Thomas & Francois : le nombre de personnes est fonction du nombre
de «flyers» diffusés. Après, cest de
linfo-line, on donne un code pour laccès à
la randonnée
Il y en a qui cherchent toute la nuit, cest
une vraie course dorientation !
Globules : avez-vous déjà eu des problèmes de saisie
de matériel ?
Thomas & Francois : on a eu un problème au jour de lan
en Bretagne. On avait fait les démarches à la mairie,
on na pas eu de réponse, donc cétait bon.
Ils nous ont pris le matériel. On a mis plusieurs semaines à
le récupérer. Cela arrive de plus en plus souvent. On
a été saisi en étant honnête
Globules : il y a un débat de société et un débat
politique, un rapport à la loi
quen pensez-vous ?
Thomas : il y a beaucoup de médiatisation autour de la techno
alors quil y a bien plus dincidents à la sortie des
boîtes de nuit. Derrière la techno, il y a un mode de vie
et il y a des gens qui y croient et qui ont envie de le défendre.
Jespère que cela va se démocratiser et quon
aura une bonne vision. Jaimerai quil y ait un il positif
et juste
je pense que les forces de lordre pourraient contrôler
et arrêter les dealers. Le «sound system» namène
pas forcément ce quil y a autour
Et puis, lors des
rassemblements, les préfectures et les mairies ne donnent pas
forcément de leau.
Globules : un message ?
Thomas : dans la techno, il y a plusieurs mouvements. Nous on a les
pieds sur terre. Cest un mode dexpression quon aime.
Nous sommes des musiciens qui ont envie de faire écouter leur
musique. Ce nest pas parce quon est petits quon na
pas le droit de sexprimer
Propos recueillis par Elise Khettat, Fred Rouault et Amandine Weber
- Lycée Corneille & Flaubert Rouen
Contacts : Prev en Teuf : Seb : 06 76 83 01 13,
Shawan : 06 07 30 78 78
«Savoir plus & risquer moins» petit livret qui vous
donnera des détails sur des produits quon na pas
développé ici.
Contacts : CRES : 02 32 18 07 60 & CRITS : 02 35 07 77 11
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>Tribunes
des assos...
Organiser
un évènement festif est une bonne façon de créer
du lien au sein dune population, de « saérer
la tête » et de dynamiser les petits recoins de notre région
Cest ce que souhaite apporter lAssociation Culturelle Rugloise
en organisant la première édition de « La Chambole
des 3 RU », une journée des arts de la rue dans une ville
denviron 2500 habitants.
Dans notre vieux français, Chamboler veut dire flâner !
La volonté est donc de créer une flânerie artistique
en milieu rural. Le 17 août 2002, la fête sera dans les
rues de Rugles (Eure), où lon pourra croiser des danseurs,
des comédiens, des musiciens, des acrobates, un conteur
.et
danser ensemble à la nuit tombée. Ce projet ne sarrête
pas là ! A partir du début du mois de mai, les compagnies
professionnelles programmées à la Chambole seront présentes
à Rugles pour proposer des ateliers artistiques aux habitants
du canton : théâtre, danse, chants, arts plastiques
Contact : Association Culturelle Rugloise, Fenderie, 27250 Rugles
Tel : 02 32 24 12 17
«La Karavan Pass» et sarrête régulièrement
pour organiser des fêtes ! Cette toute nouvelle association transforme
complètement les lieux mis à sa disposition et les anime
: spectacles, concerts, expos
. La Karavan Pass dans
les festivals et aussi dans les endroits les plus reculés pour
exprimer son savoir faire : donner vie aux espaces. Elle a passé
lhiver à Rouen et prépare sa sortie sur les chapeaux
de roues pour le festival des arts de la rue « Viva Cité
» de Sotteville les Rouen qui aura lieu le dernier Week End de
juin.
Contact : Fatima Hachefa au 02 35 15 29 96
LA FETE, OUI, MAIS
LAHARTS 76 propose, dans le cadre dune action Havraise intitulée
« A quel degré vis-tu ?» une information dans les
bars, les discothèques et les établissements scolaires.
Au programme : information, documentation , testing (on peut passer
un « éthylotest » grâce auquel il est possible
de mesurer son degré dalcoolémie), et simulateur
dalcoolémie sur ordinateur. On sinforme, on discute,
bref cest loccasion de prises de consciences salutaires
(saviez-vous que le lendemain dune soirée arrosée,
vous pouviez avoir un taux dalcoolémie > 0,50 et donc
dangereux pour prendre le volant ?) Une charte est proposée aux
clients : celui qui sengage à ne pas boire de boisson alcoolisée
se voit offrir 3 consommations non alcoolisées et pourra donc
raccompagner les autres. Une belle initiative à souligner ! Cette
action, qui regroupe diverses associations, est pilotée par le
service santé de la ville du Havre.
Pour tous renseignements,
Contact AHARTS 76 au Havre : 02 35 19 32 43
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