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>EDITO
Vivre et mourir…

L’un et l’autre. Loi du genre, la mort nous est donnée avec la vie. Chaque naissance nous réjouit alors qu’on pleure à la disparition de ceux qui nous sont chers. Sujet tabou ? On n’en parle (presque) pas. C’est ainsi, ici. Le sens de la vie se trouve dans celui que l’on donne à la mort et ne sera pas le même que l’on soit né Européen, Asiatique ou Africain… Pulsion de vie et pulsion de mort… S’aimer à la vie, à la mort… «Le petit Prince», histoire fondatrice des années d’enfance. But ou moment de la vie ? Passage ? Quelle place ont les religions, les croyances et
les rites ? On parle de la vie avec plaisir, mais comment parler de la mort ? Pourquoi le monde adulte n’en parle-il pas ? A t-il peur ? Confrontés à la mort, nous sommes désemparés… Encore une fois, le sujet est vaste et nous vous proposons quelques pistes de réflexion et de discussion. Ce numéro 43 de Globules est une demande de nos reporters, pour parler du sujet de la mort et du sens de la vie, une demande pour aborder la question du suicide. Pour cette aventure forte et émouvante, Globules a rencontré Camille Tarot, sociologue, qui nous parle du sens de l’intégration sociale et du besoin de reconnaissance de l’individu par le groupe pour élaborer des projets. Globules a été à la rencontre de collégiens qui, confrontés à la mort d’un des leurs, ont souhaité réagir ensemble et lui rendre hommage. Enfin, des étudiants infirmiers nous invitent au débat autour du «maintien en vie» et des questions d’éthique que cela suscite chez les soignants… Questions de vie et de mort, pour la vie.
Trouver sa place avec les autres, dans un groupe, (famille, amis, classe, association, sport, travail…), se sentir reconnu, ne pas être seul face à la mort (comme en général on ne l’est pas face à la vie) et avoir des valeurs individuelles fortes semble essentiel. Du déni à l’acceptation de la réalité en passant par la révolte, le deuil se fait et nous ouvre à la solidarité et au sens de la vie. Justement. Inquiétude ou curiosité, force et faiblesse se mêlent, il est nécessaire d’en parler et de demander de l’aide, affronter pour pouvoir exister et ne pas faire semblant. Vivre pour devenir nous-mêmes. Ce numéro 43 de «Globules» met en lumière des initiatives généreuses qui nous invitent à la réflexion… Être ensemble, parler et faire quelque chose» comme disent les collégiens de Gisors…
- Christine TERNAT.

>Ecrits...

Suicides…
Pourquoi as-tu voulu rejoindre Lennon ?
Qu’est-ce que tu espérais ?
Pourquoi as-tu voulu rejoindre Morrison ?
Tu trouves la vie injuste !
Tu penses que la vie c’est pas la joie !
Tu trouves que la mort est plus juste !
Pourquoi partir ?
Pourquoi claquer ?
Pourquoi mourir ?
As tu pensé à tes copains ?
As tu pensé à ceux qui t’aiment ?
Crois tu que t’es malin ?
Tu sais, je vais pas te laisser t’enfoncer !
Qu’est ce qui te prends ? tu sais plus rire !
Les sourcils c’est pas la peine de les froncer !

Virginie Cottard

Délivrance…
Pour certains la vie n’a plus de sens,
Ils ne croient plus en l’amour et l’amitié,
Pour ceux-là, tout est perdu d’avance,
Ils ne croient plus en la pitié,
Pour certains, seule la mort est leur délivrance,
Ils ont toujours dans leurs yeux, la mélancolie des jours passés,
Pour ceux là, le monde est en décadence,
Ils veulent rejoindre le monde des trépassés,
Moi aussi, j’ai été dans cet état de démence,
Maintenant, je vois tout en bleu,
Moi aussi, j’ai été en déchéance,
Maintenant tout va mieux.

Virginie Cottard

LA MORT…AILLEURS…
« La mort chez les indiens Navajos et autres clans »
Rencontre avec Carole Antoine qui a vécu entre 1963 et 1974 chez les Navajos, les Hopis et les Cheyennes.
Pour les Navajos, la mort est une renaissance, une vie après la vie. Toutes formes de vie a une « âme » (plantes, animaux, pierres …).
Par exemple, lorsqu’un Navajo veut abattre un arbre, ce dernier fait une prière pour « dire » à l’arbre que ce n’est pas par méchanceté qu’il l’abat mais qu’il s’agit d’une nécessité.
Lors d’un décès les Navajos pratiquent ce que l’on appèle le rite initiatique. Le rite initiatique est le jeûne total qui dure 3 à 4 jours durant lesquels la solitude absolue est de mise… Pendant ces jours tous ont des visions de leur vie antérieure, présente et future. Pendant ces jours de « méditation », les réserves sont fermées à tous les étrangers.
Pour les Navajos, la mort n’est pas ressentie comme une peine au contraire, pour eux cet événement qui nous attriste tant nous autres européens est un moment de fête ».
Dans un couple avec enfants, lorsqu’un des parents vient à mourir, l’éducation des enfants est assurée non seulement par le parent restant mais aussi par le reste de la famille voire par le clan entier.
Chez les indiens Montain Stonies, la mort se dit : « Du-wah-otch ».

Propos recueilli par Virginie Cottard


Un monde sans conviction
Cruel, insolant, ignorant, l’univers n’a plus d’espoir
Le respect est oublié
La victoire de l’horreur
A contre sens de l’amour et de la paix
Des mots, des regards, des gestes, si vexants et ridicules
La différence n’est plus acceptée
Et le jugement peut-être parfois mortel
Les rires superficiels mais la guerre au naturel
Toute situation n’est que combat et trahison
La vie en accéléré roule et s’écroule
Pas le droit à l’erreur, la vengeance est sévère
Le mal est leur lueur
Les promesses sans fond en isolation
L’atmosphère se rend
La solitude sera la solution
Adeline

 

La mort du père...
L’absence de regard la laisse, là, sans voix ;
elle cherche alentour reflet de son image
en sa grande famille ; son cœur est en émoi :
existe-t-elle en eux ? n’est – elle qu’un mirage ?
Ces derniers jours, là, le père s’en est allé ;
les frères et les sœurs, aux quatre coins de France,
du téléphone, attend signes, par transparence…
Ces dernières années, chaque deux mois courants,
elle envoyait courrier, « de ministre », à « dit » père,
copies d’activités, de vie, de tout venant,
à lire à l’assemblée, un peu comme une prière.
De mère ou des enfants, n’en a pas eu d’échos ;
quelques mots, bien tournés, du chef de la famille
l’assurait des reçus ; elle y voyait cadeau,
comme s’il voulait bien encore jouer aux billes.
Et maintenant….mardi, il y a crémation ;
et samedi prochain, pour le retour des cendres ,
elle ira à Rouen, à son inhumation,
se joindre à quelqu’un, comme en expédition…
Jamais, de la fratrie, elle n’a eu retour
des sept ou huit recueils de prose ou de poèmes,
ni des autres écrits, (sa vie de tous les jours),
qui disaient : « elle est là », et peut-être : « je t’aime »
Son père… l’absence de regard la laisse là,
quand ces bouts de papiers, d’existence en famille,
lui tenaient lieu d’appui, d’amer, de pas-à-pas ;
son écriture, en noir, n’était que volatile…
Monique, atelier « re-création »,
Sotteville - les - Rouen

Il te protége
C’est le chemin d’une vie vécue, au travers
de ses enfants bien éduqués, qu’on enterre ;
ne soyez pas tristes mes amis,
il a fait tout ce qu’il fallait sur terre.
Cet homme des pays méditerranéens en guerre
a tout fait pour que la paix règne sur sa terre ;
ne soyez pas tristes mes amis
il a bien vécu sa vie :
de lui, on peut être fier.
Pleures, si tu veux, sur sa pierre
d’où il te protège de ses prières.
Rejoignons le dans nos prières,
car au-delà, c’est la lumière…
Tu me dis, ami, que dans 40 jours vous ferez la fête dans le village :
là, il vous donnera la fête, ce défunt, à travers les transports de son âme :
la fête, pour nous réunir, nous, vous l’Algérie et le monde entier.
A un ami, et à son père, reparti, en terre Algérienne.
Evelyne, atelier « Re-création », Sotteville-Les-Rouen

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Gout et dégout de la vie

Si spontanément, on va chercher des raisons personnelles au dé-goût de la vie et à la tentation du suicide qu’il engendre, si l’on va d’abord rencontrer des «psy», les reporters de Globules se sont interrogés sur les raisons sociales de notre attachement à la vie. Où l’on apprend que la place que l’on a nous est donnée par le ou les groupes auxquels on appartient (qu’il soit familial sportif, scolaire ou professionnel…). Cette appartenance nous permet de nous projeter dans l’avenir et implique notre espoir de devenir quelqu’un. Camille Tarot est professeur de sociologie à l’université de Cæn. Il enseigne la sociologie des religions. En visite à Rouen, nous le rencontrons dans les locaux de Globules. Un autre regard à découvrir…

Globules : quelle est, selon vous, la définition du suicide ?
Camille Tarot : le suicide est un acte posé qui aboutit à la mort de soi-même. Pour Durckheim, (sociologue du 19 è siècle, qui a étudié le suicide), le taux de suicide s’accroît avec la faible intégration sociale. Le sociologue analyse et comprend ces phénomènes, à partir de chiffres collectés qui vont l’informer sur les comportements des populations (les études portent sur : l’âge, le sexe, la profession, l’habitat, le revenu …). On sait par exemple que, dans le cas du suicide, les hommes sont plus touchés que les femmes. Le psychiatre, lui, interprètera l’histoire de l’individu d’après les récits de vie.

Globules : le suicide, c’est l’échec de la société ?

Camille Tarot : non, c’est l’échec de la socialisation… Notre société est déritualisée. Il y a des coupures nécessaires et la vie est faite de rythmes. Il faut prendre du temps. Sans ces ruptures, on devient «fou». Y-a-t-il un lien avec le suicide ? Sans la succession de ces rythmes différents, l’individu ressent un ras-le-bol et l’envie de s’absenter… Beaucoup d’adultes, dans notre société d’aujourd’hui, sont encore adolescents et connaissent des passages à vide qui ressemblent à ceux de l’adolescence.

Globules : le suicide peut-il être dû à un bouleversement dans les relations inter-générationnelles ?

Camille Tarot : il y a des gens plus ou moins intégrés, plus ou moins à l’aise dans leur famille et cela fait partie, bien sûr, de l’intégration sociale.

Globules : que peut-il y avoir dans la tête d’un adolescent qui a l’idée de se suicider ?
Camille Tarot : si on le savait ! Ce n’est pas facile. Les personnes qui se suicident et qui n’ont pas «réussi» racontent leurs peines et leurs chagrins. Ils parlent de leur «trou noir». Beaucoup ne connaissent pas la raison de leur acte. L’inverse supposerait que le suicide soit un acte libre, ce que je ne crois pas.

Globules : on dit qu’un suicide «raté» est un appel au secours, qu’en pensez-vous ?
Camille Tarot : cette idée a été formulée par un psychiatre dans les années 50 (où l’on parlait moins de suicide qu’aujourd’hui). Cette idée peut servir à donner un sens à la tentative de suicide qui paraît alors moins grave. Cette idée est en quelque sorte consolante pour les proches. Moi, je pense que c’est toujours grave et qu’il ne faut surtout pas banaliser. Parmi les conduites suicidaires, qui sont nombreuses, Il faut aussi parler de la conduite automobile chez les jeunes ou de certaines prises de risques dans le sport, toutes conduites où l’on va frôler la mort. Jouer avec les limites de la vie et de la mort, c’est tenter de s’en approcher…

Globules : le suicide est-il un geste «individualiste», une manière de culpabiliser ceux qui restent ? est-ce un acte lâche ?

Camille Tarot : un acte lâche, on ne peut pas dire cela. En général, un suicide est obscur et compulsif. Pour l’individu, le suicide, c’est toujours grave. Et ce geste touche toujours les autres. Le chantage, cela existe…. On le voyait, en Inde, où certaines personnes jeûnaient à mort pour récupérer leur argent auprès d’un créancier (comme les opposants qui jeûnent à mort dans les prisons en Turquie aujourd’hui). Cela peut être lié à des pratiques culturelles. Dans nos sociétés individualistes, il ne s’agit pas d’une pratique culturelle, mais on ne peut pas exclure une «pression».

Globules : se suicider peut-il être un rejet de la société ? un «ultime» acte de liberté ?
Camille Tarot : comme chez les Stoïciens de l’Antiquité où le Sage peut «quitter le banquet quand il le veut» ? C’est beau mais utopique. Je ne pense pas qu’on puisse appeler cela liberté. Le suicide n’est pas un acte rationnel même s’il a ses raisons.

Globules : comment cela se fait-il qu’une personne suicidaire n’arrive pas à en parler ?

Camille Tarot : on peut penser que, s’il pouvait en parler, il serait peut-être moins suicidaire. Cela dépend des personnes et des familles. Pouvoir parler changerait les choses, c’est sûr. Dans un suicide, il y a toujours une zone d’ombre. On retrouve toujours une disproportion entre les raisons et le passage à l’acte.

Globules : cela peut-il être un geste rationnel, prémédité ?
Camille Tarot : nous voulons trouver des raisons à ce qui n’est pas rationnel. Certaines personnes vont «planifier» leur suicide de manière obsessionnelle et vont tout organiser. C’est «prémédité», mais est-ce vraiment rationnel ? j’en doute.

Globules : quand quelqu’un meurt, pourquoi a t-on du mal à réaliser et croit-on que la personne va revenir ?
Camille Tarot : c’est tout à fait vrai. On a du mal à réaliser parce que notre inconscient ignore la mort et refuse la réalité. C’est ce qu’on appelle le deuil. Et c’est bien difficile, surtout lorsque la mort est brutale. D’abord, on se dit «ce n’est pas vrai» : c’est le déni. On refuse le réel. Ensuite, on se dit «ce n’est pas juste», c’est le moment de la révolte. Enfin, on se dit : «c’est vrai», on accepte. Souvent, après, on idéalise : la personne partie était formidable, elle a toutes les qualités.

Globules : pourquoi la mort fait-elle peur alors qu’elle est la seule certitude de l’homme ?

Camille Tarot : oui, mais une certitude à laquelle on ne pense pas, personne n’a envie que la mort vienne, même si cela ne nous fait pas peur. Pourtant, elle vient à son heure. Or, l’homme moderne cherche à tout maîtriser, c’est la culture de notre société. La mort est alors vécue comme un échec et non comme un accomplissement.

Globules : comment cela se fait-il que la mort soit un sujet tabou ?

Camille Tarot : parce qu’il n’y a plus de langage commun sur la mort. La mort n’est plus un phénomène collectif, elle est devenue une affaire privée… Il y a une gêne à aborder ce sujet et on a peur de faire de la peine. Ailleurs, ou à une autre époque, c’était l’inverse, on devait exprimer quelque chose. On doit en parler, c’est important. Sinon, nous restons prisonniers de nos fantasmes. On aimerait ne pas mourir. Le tabou vient aussi de «la sortie» des religions. Les religions disent que, seul, Dieu est immortel. Ce qui signifie que l’homme est mortel. Et c’est la réalité… Aujourd’hui, on ne sait plus très bien comment parler de la mort.

Globules : quels rôles ont les religions face au suicide ?

Camille Tarot : en général, les religions condamnent le suicide. Mais, condamner le suicide n’est pas forcément condamner celui qui se suicide. Les positions des religions peuvent évoluer. Le christianisme différencie le sacrifice et le martyre, et le suicidé n’est pas un martyre. Au Japon, au contraire, il y a une tradition du suicide volontaire très importante. Ces suicides d’honneur (hara-kiri) étaient liés à l’exaltation du lien de fidélité à l’empereur…

Globules : les religions n’ont-elles pas «diabolisées» la mort en faisant craindre le jugement dernier ?

Camille Tarot : cela dépend des époques, et cela est complexe. Elle est aussi idéalisée (avec le Paradis le Nirvana…). Il y a une symbolique du jugement dernier qui peut faire peur. Au XVIIe siècle, la mort a été très dramatisée et c’est peut-être une des raisons du «tabou» du sujet de la mort (Jean Delumeau a étudié la peur dans le christianisme). Mais cela existait aussi chez les Egyptiens !!!
Globules : les rites sont-ils là pour permettre d’accepter la mort ?

Camille Tarot : oui, les rites cautionnent la réalité de la mort face au groupe. Le groupe aide et évite que l’on se retrouve seul face à nos fantasmes. On va dire «adieu» à la personne morte, c’est essentiel pour ceux qui restent de voir et de savoir.

Globules : à quoi peuvent se raccrocher les proches pour survivre après un suicide ?

Camille Tarot : le deuil est plus difficile à faire quand la mort est violente, et le suicide est une mort violente. Je dirais : accepter sans trop se culpabiliser.

Globules : pouvons-nous nous dire égaux devant la mort ?

Camille Tarot : on dit souvent que la mort est la même pour tous. Je ne le crois pas. D’ailleurs, du fait du travail et de la vie que l’on mène, statistiquement, elle arrive plus tôt pour le travailleur manuel que pour le fonctionnaire ou l’intellectuel.

Globules : peut-on apprendre à mourir ?

Camille Tarot : je crois que oui. Apprendre à intégrer cette réalité, la façon dont on se prépare à la mort, c’est très important. Il faut accepter de ne pas être le maître du jeu. Apprendre à voir la mort comme quelque chose de naturel et de normal. Mais je pense que cela s’apprend en étant «encadré», pas tout seul, pas en prenant tous les risques. Bien sûr, je n’ai pas très envie de mourir et je ne sais pas quand cela viendra, mais en accompagnant la vie des autres, j’apprends quelque chose sur la mort…

Globules : quelle attitude avoir et que faire face à quelqu’un qui veut se suicider ?

Camille Tarot : aider et réconforter la personne, avoir une grande disponibilité si elle veut parler et se confier. On a toujours besoin de parler… de demander de l’aide.

Globules : vivre c’est ressentir, êtes-vous d’accord avec cela ?

Camille Tarot : il y a une difficulté à être un individu. Notre société se base sur l’idée de libérer l’individu. Ce qui donne des capacités formidables à chacun, mais qui nous donne aussi une charge. Il faut que l’on se trouve des valeurs, un sens à donner à sa vie… Il y a, pour beaucoup, un travail d’individualisation à faire - qui est lourd et non réussi d’avance. Un homme vient au monde jusqu’au jour de sa mort compris…

Propos recueillis par Tuffek Ababsa, Nora Bouaziz, Florian Brochec, Julie Delahais, Jean-Baptiste, Grégory Patin, Sarah Ternat et Amandine Weber.
Lycéens de 1ère et terminales des lycées de Corneille, Flaubert et St Sæns de Rouen. Etudiants en médecine et en STAPS, l’ASPIC & Radio HDR -

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Le maintien en vie est techniquement possible mais est-il humainement souhaitable ?
Organiser un débat sur l’éthique… Tel est le projet d’un groupe d’étudiants de troisième année de l’école d’infirmières du Havre. Parce qu’ils sont soignants, confrontés et concernés, parce qu’ils ont ressenti les difficultés de parler de la mort dans les services hospitaliers. Leur idée est de réaliser une émission de télévision grand public avec différents invités (religieux, philosophes, spécialistes des questions d’éthique, médecins et autres soignants…). Caroline et Nicolas s’expriment ici au nom de leur groupe…

Globules : cette idée d’émission est-elle un choix dû à un vécu personnel dans un stage ou un travail demandé dans le cadre de votre formation ?
Nicolas : dans le cadre d’un module de santé publique, nous étions invités à participer à un concours où l’élaboration d’un outil sur l’éthique était demandée. Pour expliquer ce terme, nous sommes partis d’une situation de soin : un jeune accidenté arrive à l’hôpital, il est polytraumatisé et la famille n’est pas joignable, tout laisse à penser que sa qualité de vie future est fortement compromise. Que doit faire l’équipe ? Doit-elle réanimer ? Notre choix a été de proposer un débat télévisé pour toucher le maximum de personnes, parce nous sommes tous confrontés à la mort.
Caroline : cela pose différents sujets d’éthique comme l’euthanasie, l’acharnement thérapeutique. On devait proposer des outils. Le concours nous a tous motivé pour approfondir le sujet. J’ai été dans un service où il y avait un jeune qui était dans le coma depuis 4 ans, il est décédé et il a beaucoup souffert. Je me suis demandé si on aurait dû abréger ou non ses souffrances ? Il y avait peut-être d’autres issues…
Nicolas : l’idée d’une émission télé sur le sujet me plaît beaucoup parce que la souffrance des soignants est obligatoire, dans des situations comme celle-là. Elle est peut-être, pour eux, difficile à exprimer .

Globules : pouvez-vous nous expliquer ce qu’est l’euthanasie ?
Caroline : il y a ce qu’on appelle l’euthanasie passive où l’on donne des médicaments, comme la morphine pour soulager le patient, l’accompagner et l’aider à s’endormir (lorsqu’il est incurable). Et il y a l’euthanasie active qui consiste à «débrancher» ou à injecter des produits qui donnent volontairement la mort. Cela est interdit.
Nicolas : pour moi, cela revient au même…
Caroline : on sait aussi que certaines familles n’accepteraient pas cet état «végétatif» et les difficultés de vie qui l’accompagnent.

Globules : un jour ou l’autre, on est confronté à la mort, comment pensez-vous aborder ce débat ?
Caroline : il y a des questions : jusqu’où peut-on aller ? et quelles sont les limites à ne pas dépasser, au moment où l’équipe de soignants est seule à prendre la décision ?
Nicolas : du point de vue des soignants, dans le cas dont on parle, techniquement, il est plus facile de ne pas réanimer. Mais, pour les familles, comme pour nous, c’est, bien sûr, moralement différent et difficile……
Caroline : je pense que les soignants n’ont pas à prendre cette décision seuls…

Globules : quels sont les choix des soignants ? y-a-t-il des questions de conscience ?
Nicolas : cela va dépendre de la personne et de la famille. C’est très difficile pour celui qui «débranche» la machine. Il y a toujours une culpabilité du soignant. Dans le cas de l’euthanasie «passive», c’est différent… De toutes les manières, avant de décider, il faut le consentement de la famille.
Caroline : on se dit qu’il y a toujours un espoir. Quelquefois, on ne veut pas voir… Ces situations sont très difficiles car elles remettent en cause la place du soignant. Et cela pose la question suivante : comment parler et expliquer aux familles ?

Globules : à votre avis, a-t-on les mêmes manières d’aborder cette situation selon les croyances et les cultures de chacun ?
Caroline : oui, il y a des cultures différentes, mais je pense qu’il s’agit surtout des valeurs de chacun. Notre manière d’aborder les sujets du «passage» à la mort est influencée par ce qu’on a vécu personnellement. On ne nous apporte que très peu de connaissance sur les autres cultures. C’est dommage, parce que connaître et respecter les coutumes c’est important.
Nicolas : c’est vrai, dans les toilettes mortuaires, on voit les rites. Dans les cultures africaines, par exemple c’est très particulier.
Caroline : bien souvent, on y va à tâtons et quand il y a une décision à prendre, on ne sait pas toujours quoi faire…

Globules : de façon générale, la mort n’est-elle pas l’échec ou l’impuissance du corps médical ? comment réagir face à la souffrance des familles ?
Nicolas : oui, peut-être pour les nouveaux (jeunes infirmiers, internes…). On a de belles espérances, on veut sauver le monde. Avec l’expérience et le recul, on sait que c’est impossible.
Caroline : on croit, en entrant à l’école, que soigner, c’est guérir. Alors que c’est aider, accompagner et soulager.
Caroline : une personne qui meurt, quel que soit son âge, nous fera toujours penser à un proche (ce sera comme un grand-parent, un parent un frère ou une sœur…) En même temps, pour quelqu’un de jeune, on a toujours l’impression que c’est injuste.
Nicolas : dans un stage, j’ai vu un jeune mourir. On était tous bouleversés. On se dit que ce n’est pas normal, cela n’est pas dans l’ordre logique de la vie. Dans les services, quand il y a un mort, ce sont à la fois des moments de silence et de grande solidarité entre tous, même entre les gens qui ne s’entendent pas d’habitude. La mort crée une solidarité humaine entre les soignants.

Globules : dans les services de soin, n’existe-t-il pas un risque de banalisation de la mort ?

Nicolas : non, même si la mort semble plus banalisée à l’hôpital qu’à domicile où la famille peut d’avantage prendre du temps dans l’accompagnement.
Caroline : on devrait toujours laisser le choix à la personne de mourir chez elle ou à l’hôpital. Parfois, les gens n’aiment pas garder l’image de la personne décédée dans son propre lit…

Globules : en parler peut-il être un remède et une protection pour les soignants ?
Nicolas : l’idée de l’émission n’est pas d’apporter des réponses, mais d’en sortir enrichi... Le débat doit être une base à la réflexion. On va inviter des personnes qui ne vont pas répondre «oui» ou «non» à nos questions. On va donner la parole aux familles et à des personnes qui vont témoigner de ces «non-dit». Dans les services hospitaliers, le premier qui parle de la mort sera le «vilain petit canard».
Caroline : ce serait se dévoiler. Le débat, c’est accepter d’en parler. Cela permettrait de nous aider…
Propos recueillis par Vanessa et Perrine.
Elèves 3 ème année IFSI Le Havre.

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ENSEMBLE
UNE CHAÎNE D'HUMANITÉ...

Au collége Victor Hugo de Gisors, les amis et camarades d’Axel… Ils ont 13, 14, 15 ans… Ils sont ensemble, serrés les uns contre les autres. Au «centre de doc», autour d’une table, la confiance doit s’établir pour écrire. Ce n’est pas facile de parler et on lit dans leur regard… «à quoi cela sert-il» ? Un accident de voiture a coûté la vie à Axel, il y a un peu plus d’un mois… Ils lui ont rendu hommage, ensemble … Ensemble. Ils l’ont fait, parce que c’est normal. Sans mérite. Ce sont leurs mots. Si cela se passait toujours ainsi, on aurait fait un grand pas vers l’humanité… À côté du chagrin, un élan de solidarité s’exprime, irréversible. Est-ce possible de transcrire la peine et l’absence ? Oui - non - on essaie - on verra bien ce que l’on va en faire - Globules a laissé glisser son stylo au rythme des mots qui, les uns après les autres, se couchent sur le papier pour faire trace. Pour lui, pour eux, pour nous tous peut-être. L’émotion est forte. L’envie de faire un geste pour apaiser les tristesses, juste murmurer doucement «courage».
Moment partagé pour parler ensemble, vous et nous. Mots crus, mots durs, mots doux, posés là, pêle mêle, avec force et tendresse, comme le sont ces collégiens… Ces six jeunes gens qui, face à la dureté de la vie, forcent l’admiration de leurs aînés…

«C’est arrivé, on ne trouve pas d’autres mots…
- Ca m’a choqué, je ne réalise pas…
- Ce qu’on a fait, l’hommage qu’on lui a fait, je ne veux pas qu’on dise que c’est bien, on n’a pas de mérite pour ça. Ce qu’on a fait, c’est normal…
- L’hommage : ce sont les paroles qu’on n’a pas pu lui dire. On les a matérialisées. C’est la meilleure solution qu’on ait trouvée.
- On a voulu être ensemble pour penser à lui.
- C’est arrivé un dimanche… L’hommage, c’était l’adieu de ceux qui n’avaient pas pu lui dire au revoir le vendredi soir.
- Aujourd’hui, l’ambiance (au collège) a complètement changé. Cela nous a réuni… Avant, dans la cour de récréation, c’étaient des groupes éparpillés. Aujourd’hui, on est tous ensemble, on s’aide mutuellement, tous les élèves, on est ensemble
- c’est lui qui a rassemblé toutes ces personnes
- on pense que ça arrive toujours aux autres… Là, c’est comme si on prenait une claque.
- On a notre petite vie, «protégée»… et tout à coup, il y a un grand vide…
«Quand on est tous ensemble, on se croit à l’abri de tout. La vie est trop courte. Quand on se voit, il ne faut pas hésiter à exprimer ses amitiés, il ne faut pas les cacher
- et il faut profiter des instants qu’on vit avec les gens qu’on aime bien.
- On a l’impression qu’on a commencé un dialogue qui n’est pas fini…
- Ce qu’on vit, c’est comme une sanction. On doit réapprendre quelque chose, montrer son affection. On ne sait pas ce qui peut arriver…
- cela nous sert de leçon.
- Cela fait réfléchir. Avant je regardais les «infos», comme ça. Maintenant, non, je cherche à comprendre et je fais attention.
- On ne pensait pas que cela puisse arriver. Avant, on ne se rendait pas compte, on se sentait protégés.
- On ne pensait pas… Avant, on se disait on a 14 ans, on a le temps… on va faire plein de choses. Tout d’un coup, on prend conscience de plein de choses, du temps, de la vie…
- on se sent «intouchables»
- à notre âge, on se sent «invincibles…
- …et on est vulnérables»
«Il y a aussi les adultes, les professeurs, ils étaient à côté de nous.
Ils étaient là pour nous aider. Mais, on a tout fait tout seul…
- Nous, les amis d’Axel, on s’est réuni dans une salle et on s’est organisé, tout seuls
- il y avait beaucoup de monde autour de nous, ils étaient là si on avait besoin
- on s’est organisé, seuls… C’était comme s’il nous entendait…
- Il n’y avait plus adultes ou élèves, on était tous dans la même douleur, dans la même démarche…»
«Tout ce qu’on vit, c’est un énorme cauchemar et le matin, quand on se réveille…
- on croit à un espoir qui n’existe pas
- on ne peut pas se dire qu’on ne le verra plus jamais
- on aimerait se dire qu’on pourrait le croiser
- on a tous l’impression qu’il va revenir
- il n’est plus là pour qu’on lui dise notre affection»
«Si on pleure, on sait que c’est dur pour les autres.
- On ne craque pas les uns devant les autres. On en parle, on veut donner le meilleur de nous-mêmes…
- On se soutient, on se soutient les uns, les autres. On soutient l’autre pour soi
- on fait cela pour les autres. On fait attention aux autres.»
«On se rappelle les bons souvenirs
- on pense toujours à lui, on se remémore… on se dit «si Axel était là…»
- On l’entend rire
- Moi, souvent, j’y pense… Ce qu’on pense, c’est dans notre cœur… On n’oubliera jamais
- on ne sera plus jamais les mêmes
- on sait qu’on aurait pu être, nous, dans la voiture…
- cela peut nous arriver
- la vie ne tient qu’à un fil.
- Tout d’un coup, on est mis face à la réalité de la vie.
- Quand je voyais les autres rire, je leur en voulais. Je me demandais si, eux, y pensaient ou si j’étais la seule»
«Il faut donner un message pour les autres écoles : laissez les élèves se réunir, il faut les laisser faire quelque chose et les laisser s’exprimer.
- montrer son affection parce qu’on ne sait pas ce qui peut arriver
- vivre chaque jour, comme si c’était le dernier,
- En conclusion, il faut profiter des personnes qu’on aime et leur témoigner notre affection,
- essayer de faire tout ce qu’on peut faire,
- à travers le collège c’est comme une chaîne d’humanité… j’étais fière du collège»

Alexandre, Anne-Gaëlle, Anne-Sophie, Charles, Cindy, Claire, Elodie, Laure, Hélène, Marine, Maryne, Maxime, Nathalie, Simon, Ugo et tous ceux qui se joignent à eux par la pensée –

>Tribunes des assos...

 

DE LA VIE A LA MORT DANS LA DIGNITE…
JALMALV, Jusqu’à la mort accompagner la vie
Cette association s’est donné pour but d’accompagner les personnes en fin de vie et de favoriser le développement des soins palliatifs. Elle agit pour que les besoins des malades soient pris en compte :
avant tout le soulagement des douleurs physiques, mais aussi les souffrances morales, psychologiques et spirituelles. Elle apporte un soutien moral aux familles et aux proches de ces malades, ainsi qu’aux bénévoles d’accompagnement. Elle voudrait qu’évoluent les mentalités et les attitudes face à la douleur, au grand âge et à la mort : sujets tabous qui mènent trop souvent à l’isolement et à la solitude. Jalmalv assure une permanence hebdomadaire, organise des conférences, des ateliers d’échanges et de réflexion et des formations au bénévolat d’accompagnement.
Jalmalv ne voit aucune valeur propre à la souffrance, mais reconnaît pleinement la vie humaine et sa dignité dans la traversée de la souffrance, ainsi que dans les solidarités qu’elle suscite pour la soulager. Permanence d’accueil le mardi de 15h à 19h.
Contact : Jalmalv Rouen, 5 rue Dumont d’Urville, 76000 Rouen – Tel/Fax : 02 35 15 87 45

POUR EVITER LA SOLITUDE FACE AU DEUIL…
L’association AMC (Accompagnement, Maintien à domicile, Confort, chaleur et soutien) a pour activité d’accompagner les personnes qui souhaitent rester à domicile et dans leur environnement habituel durant leur maladie. Les membres de cette association assurent un accompagnement pour tous les gestes de la vie quotidienne (aide à la toilette, habillage, préparation des repas…). Elle apporte aux malades et aux proches soutien moral, confort et bien être. Les soins relevant du domaine médicale sont, quant à eux, pris en charge par des professionnels de la santé. AMC intervient , 7 jours sur 7, de jour comme de nuit, week-end et jours fériés.
Récemment, des parents de l’association ont constitué le «groupe deuil périnatal» dont l’objectif est d’apporter un soutien moral aux parents touchés par la mort d’un bébé pendant la grossesse ou au moment de la naissance. Il propose de participer à des groupes de partage et d’entraide pour évoquer la souffrance et les difficultés rencontrées dans ce deuil.
Contact, Association AMC, Monique Lefevre, 30/32 rue aux ours, 76000 Rouen – Tel : 02 35 98 18 19

MORT ET TRADITION…
Les charitons ou frères de charité de la Haye de Routot (Eure), sont nés au Moyen Age, pour enterrer les personnes décédées de la peste et du choléra, afin d’éviter la propagation de ces maladies. Contrairement au reste de la France, la tradition s’est perpétuée à la Haye de Routot (depuis 1494), et les charitons enterrent toujours gratuitement les défunts qui l’ont souhaité. Ils portent le cercueil et l’accompagnent jusqu’à la fosse. De nos jours, cette tradition est en réel décalage face aux pratiques commerciales qui se sont développées dans nos pratiques funéraires. Les frères de charités sont sous le patronage de Saint Clair et de Sainte Anne. C’est pourquoi, ils participent à la préparation du Feu de Saint Clair (le 16 juillet), qui fête le solstice d’été. La croyance veut que seules les fleurs qui garnissent la croix puissent brûler. Lorsque la croix brûle, c’est un mauvais présage pour l’année suivante. Les frères de charité abattent le peuplier et le débite en bûches en s’aidant uniquement d’une échelle et d’une hache, puis ils construisent le bûcher. Pour contacter les frères de charité de la Haye de Routot, à la mairie au 02 32 57 30 41.LA

VIE…CULTURELLE…
L’association Culture du Cœur de Seine-Maritime, crée en septembre 2001, défend l’accès à la culture pour tous, et souhaite que les personnes démunies puissent assister à des spectacles et rencontres sportives. Le principe de base est simple : centraliser les places invendues des salles de spectacle pour les redistribuer. Le lien entre les lieux de spectacle et les bénéficiaires des entrées se fait par des structures dites « Relais » (lycées, collèges, centres sociaux, foyers…) qui ont un rôle de médiateur culturel. La redistribution des billets de spectacle s’accompagne d’une démarche d’information et de sensibilisation avec une école du spectateur (ateliers artistiques, discussion…).
Culture du Cœur est actuellement à la recherche de locaux sur Rouen. Donc, n’hésitez pas à nous contacter au journal Globules au 02 35 07 45 85.

>Actuas...

Vie et mort….
- En France, nous avons fêté le 20ème anniversaire de l’abolition de la peine de mort le 9 octobre dernier. Cependant, elle est encore pratiquée dans de nombreux pays. Pour citer un exemple, 32 états sur 50 aux Etat-Unis, ont recours aux exécutions capitales. Dans d’autres parties du Monde, des résolutions sont prises pour la faire disparaître. En juin 2001, à Strasbourg se tenait le 1er Congrès Mondial contre la peine de mort. Le Conseil de l’Europe a adopté un rapport sur l’abolition de la peine de mort dans les états observateurs et remet en question ce statut pour le Japon et les Etats Unis, si ces derniers ne suivent pas cette résolution d’ici le 1er janvier 2003. Ailleurs, la chose progresse un peu : en Ukraine et au Chili, le peine de mort est abolie depuis 2001. De nombreuses ONG et associations oeuvrent pour son abolition, et plus particulièrement pour celle concernant les mineurs (Amnesty International, Human Rights Advocates, Magistrats Européens pour la Démocratie Et les Libertés…..). Pour en savoir plus : http://pdm-iep.univ-lyon2.fr
- La Direction Départementale de l’Equipement de Seine-Maritime a édité une carte localisant tous les sites d’accidents de la route dans le département en 2000. Douloureux constats : 98 personnes tuées en 2000 et 33% de plus en 2001. Renseignements au 02 35 58 53 58
- « Bonjour Madame la Mort » : Comment aborder le sujet de la mort avec les enfants et de façon souriante. Livre écrit par Pascal Teulade et illustré par Jean-Claude Sarrazin, Editions L’école des loisirs (Lutin poche)
- « Une mort...un drame à vivre ensemble » : Une plaquette à destination des équipes de direction des collèges, des lycées et des écoles, éditée par le Ministère de l’Education Nationale. Contact : Dr Donnadieu au 02 32 33 12 89
- L’annuaires des Organismes de Solidarité Internationale, intitulé « L’aide au développement en Haute-Normandie », est en ligne sur le site du Conseil Régional: www.region-haute-normandie.fr
- Le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (le MRAP) mène des actions de lutte contre les discriminations à caractère raciste.
Lesquelles? Permanence d’accueil pour les victimes et témoins, l’organisation de rencontres débats et la diffusion de plusieurs documents : cd rom, affiches, plaquettes. Parmi ces actions, le MRAP fait circuler différentes expositions : Citoyenneté et égalité des droits, Regards différents (affiches utilisées dans les pays européens), La Terre est ma couleur (pour que les enfants comprennent et apprennent les différences). Pour réserver ces expositions : MRAP, Comité Local de Rouen, 55 rue Louis Ricard, 76000 Rouen – Tel : 02 35 98 56 25

Santé
- Le Comité Régional d’Education pour la Santé (CRES) a créé, en partenariat avec trois maternités (Centres hospitaliers de la Risle à Pont-Audemer, du Belvédère à Mont-Saint-Aignan et d’Evreux) des outils d’aide au dialogue sur le « savoir parler alcool ». Cette action est effectuée dans le cadre du programme régional sur la « mobilisation des professionnels de santé sur les risques de l’alcoolisation au cours de la grossesse ». Renseignements, le CRES au 02 32 18 07 60

Concours
- Le Ministère de la Jeunesse et des Sports part à la découverte de nouveaux talents d’écrivains avec « Les Prix Littéraires » : Prix du roman jeunesse, récompense des œuvres de fiction originales et inédites écrites pour la jeunesse (50 à 200 pages). Date limite d’envoi le 3 avril 2002 au CRILJ, 39 rue de Châteaudun, 75009 Paris . Prix de poésie pour la jeunesse, récompense un recueil de poèmes pour l’enfance et la jeunesse (40 à 100 pages). Date limite d’envoi le 2 mai 2002 à la Maison de la Poésie, 11 bis rue Ballu, 75009 Paris. Prix Arthur Rimbaud, ouvert aux jeunes de 18 à 25 ans, récompense un recueil de poèmes inédits (30 à 100 pages). Date limite d’envoi le 4 mai 2002 à la Maison de la Poésie, 11 bis rue Ballu, 75009 Paris. Renseignements : DRDJS de Rouen au 02 32 18 15 20