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DOC'GLOBULES |
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les chroniques de Doc Globules sur HDR 99.1 ou ci-dessous, au format
MP3. Les thèmes :
L'acné,
l'anxiété, les oreilles,
le stress, la toxicomanie, le
canabis, infections, l'alimentation, relation sexuelle, les
phobies, la pilule du lendemain, le tabac, les tocs
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L'acné,
"Bonjour, je vais vous parler aujourdhui dans la chronique
de globules de lacné. Il sagit dun problème
fréquent puiquil concerne 90% des jeunes entre 13 et
20 ans et qui est une source de soucis pour beaucoup dentre
eux.. Lacné est une maladie de la peau qui se manifeste
par des points noirs, des boutons, des rougeurs, des petits kystes
qui sinfectent au niveau du visage et au niveau du dos. Ces
boutons surviennent par poussées, font mal et peuvent ne pas
être extrêmement esthétiques.
Pour comprendre ce qui se passe réellement dans lacné
il me faut tout dabord vous expliquer que notre peau, quelle
soit blanche , rose, brune ou noir comporte des éléments
qui servent à son entretien. Il sagit de petites glandes
qui sont appelées glandes sébacées qui sont situées
à la bases de minuscules poils que lon a sur la peau.
Ces glandes ont pour fonction de fabriquer une sorte de graisse utile
à lentretien de la peau, le sébum. La répartition
de ces glandes est variables mais elles sont en nombres particulièrement
important au niveau du front, des joues et du dos. Au moment de ladolescence
notre corps est submergé dhormones qui vont permettrent
à nos organes génitaux de se développer mais
qui vont avoir aussi une action au niveau de ces petites glandes.
Ces hormones dites « androgènes circulants » vont
stimuler ces glandes sébacées . Vous pouvez mesurer
cette hypersécrétion sébacée en plaçant
une feuille de papier absorbant sur le front
celui devient un
peu gras. Cest ce que vous constatez quand vous dites que vous
avez la peau « grasse. Tout ceci est normal et utile. Dans certaines
circonstances, comme au moment de ladolescence, cette sécrétion
est réellement importante. Parallèlement la stimulation
des glandes sébacées va favoriser la fabrication dune
substance qui sappelle la kératine et qui va faire une
sorte de bouchon qui peut obstruer lorifice des glandes sébacées,
cest ce quon appelle les comédons
ou que vous
appelez les points noirs. Le problème de ces comédons
cest quen obstruant lorifice des glandes sébacées
ils vont bloquer le sébum dans la glande en y formant des petits
kystes.
Quant au sébum , cette graisse protectrice qui se déverse
au niveau de la peau, son abondance va favoriser le développement
dun microbe, qui sappelle propiones acnes et qui va transformer
cette graisse , en la rendant acide et irritante. Des phénomènes
inflammatoires vont sy développer, entrainant une attaque
des petites glandes et le développement dinfection locale.
Nous avons donc ici lexplication de tous les éléments
de lacné : les points noirs avec la formation de ces
petits bouchons cornés des glandes sébacées,
les petits kystes avec les boutons remplis de graisse et leur infection
qui entraine rougeur et douleur. Vous me direz que puisque tout cela
est normal et naturel pourquoi faudrait-il y faire quelque chose ?
Pour deux raisons évidentes : la première est que cela
fait mal, que ce nest pas toujours très joli et puis
que ce la peut aussi laisser des cicatrices définitives sur
la peau. Si je vous raconte tout cela cest surtout quil
y a des choses à faire et dautres à ne surtout
pas faire. Ce sera le sujet de la chronique de la semaine prochaine.
Dici là, le conseil de GLOBULES, cest quen
attendant den savoir plus de ne surtout pas toucher car toutes
les manuvres que vous allez faire risque daggraver les
choses. Si vous ne pouvez absolument pas attendre rendez-vous sur
le site de GLOBULES pour
y poser vos questions ou lire des réponses qui y ont déjà
été données. Ladresse cest www. Globules
(avec un s) point com. A bientôt."
La chronique en écoute
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L'anxiété,
Bonjour, dans la chronique précédente
j'évoquais ce qui constitue la santé , et plus précisément
la bonne santé. J'évoquais que la bonne santé
nécessitait un état de bien être physique bien
entendu, mais aussi social et psychique. C'est de cette santé
psychique que je voudrais parler à présent. Nous évoquerons
au fil des chroniques un certain nombre d'élément de
la santé psychique mais je voudrais aujourd'hui parler avec
vous d'un trouble qui est très répandu et qui est l'anxiété
pathologique ou maladive. Dans une étude quebecquoise récente
on considère que 9% des hommes et 16 % des femmes présentent
des manifestations d'anxiété pathologique. Dans cette
même étude on se rend compte que ces manifestations sont
liées aussi à d'autres troubles comme dépression,
ou toxicomanies. Pourtant l'anxiété est une sensation
normale que nous pouvons tous ressentir. Cela est même utile
car cela nous pousse à nous protéger dans les situations
ou il existe un risque. Mais ces manifestations de l'anxiété
se produisent dans des circonstances que l'on identifie clairement
et elles disparaissent en même temps que l'événement
qui nous rendait anxieux . De plus les manifestations de l'anxiété
sont proportionnelles au stress qui le provoque, nous ne ressentons
pas la même peur lors d'un tremblement de terre que lorsque
le métro entraîne des vibrations sur le sol. Ce qui est
anormal , c'est quand les manifestations d'anxiété surviennent
sans raison ou bien si l'intensité des manifestations est sans
commune mesure avec ce qui peut la provoquer. On parle alors d'anxiété
pathologique. Les médecins distinguent plusieurs types d'anxiété
comme l'anxiété généralisée, les
phobies, les troubles obsessionnels compulsifs et les crises de panique.
Les causes de l'anxiété pathologiquessont multiples
et finalement mal connues. On sait que certaines personnes sont plus
anxieuses que d'autres. L'anxiété des parents, les expériences
sociales que l'on a vécu jouent un rôle. Le sentiment
d'abandon , la violence ou des traumatismes dans l'enfance peuvent
également favoriser l'apparition des manifestations anxieuses.
Dans l'anxiété généralisée,on perçoit
un sentiment de peur, d'inquiétude sans qu'aucun événement
extérieur ne l'explique. On s'inquiète de tout, en permanence.
On n'arrive pas à se relaxer, on a du mal à s'endormir,
on est irritable, impatient et on a du mal à se concentrer.
A toutes ces manifestations peuvent s'ajouter des troubles physiques
: transpiration excessive, douleurs de l'estomac, diarrhée,
besoins fréquents d'uriner, mains froides, bouche sèche,
vertiges, maux de tètes. Il est bien évident que n'identifiant
pas une cause ou un événement provocateur à ces
troubles la personne qui les ressents ne va pas toujours identifier
qu'il s'agit d'anxiété ou d'inquiétudes. Ce qui
apparaît en premier sont le sentiment de malaise et les manifestations
corporelles. C'est finalement en en parlant avec son médecin
que la prise de conscience pourra se faire . A partir de là,
des traitements pourront être proposés. Il est assez
fréquent qu'une personne souffrant de troubles anxieux cherchent
à les calmer en consommant de l'alcool ou des drogues. Le but
est alors de calmer au plus vite les sensations désagréables.
Mais l'alcool est ici un médicament très mal adapté
car il est toxique, il va lui même générer de
l'anxiété dans un deuxième temps et créer
une dépendance qui va enfermer l'anxieux dans ses troubles.
Les phobies et les troubles obsessionnels compulsifs sont d'autres
manifestations de l'anxiété dont je vous parlerais dans
une prochaine chronique. Si vous avez des interrogations et que vous
ne pouvez pas attendre il est toujours possible d'aller sur le site
de GLOBULES pour poser vos questions. Je vous rappelle son adresse
www.globules.com à bientôt.
La chronique en écoute
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Les
oreilles,
Bonjour, aujourd'hui je vais vous parler de vos oreilles,
de ce qui fait que l'entend, que l'on peut écouter de la musique,
parler et se comprendre. Nous entendons parce que nous avons des oreilles,
qui sont formées du pavillon, plus ou moins grands, allongé
ou arrondi, à chacun son oreille. De ce pavillon part le conduit
auditif qui se termine par une membrane qui le ferme et qui s'appelle
le tympan... La particularité de cette membrane ,est de vibrer,
en vibrant elle met en branle tout un système qui va transmettre
ce son en l'amplifiant à la cochlée. C'est le cur
de notre système auditif. Cette cochlée est composée
d'une espèce de colimaçon, remplit de liquides, dans
lequel trempent des petits cils qui bougent quand le liquide s'ébranle.
C'est exactement ce qui se passe quand un son parvient à notre
oreille et fait vibrer le tympan, puis le liquide de la cochlée.
Ces petits cils, très nombreux au moins au nombre de 15000,
en vibrant transmettent à leur tour un influx nerveux, une
espèce de signal électrique qui va être conduit
par le nerf auditif au cerveau. On a deux oreilles, donc deux systèmes
auditifs et donc deux nerfs auditifs. On perçoit les sons en
stéréo parce que chaque oreille ne percoit pas tout
à fait le même son . C'est ce qui nous permet de savoir
d'où vient un son. C'est ce qui donne du volume aux musiques
que l'on entend. Tout cela existe dès la naissance mais va
, au fil de la vie se détériorer. C'est pour cela que
beaucoup de grands père et grands mères n'entendent
plus très bien. Il demandent qu'on répète. La
détérioration s'appelle la surdité. Ce qui inquiète
les médecins c'est qu'ils sont en train de rencontrer des jeunes
gens qui présentent très tôt des oreilles de vieux,
ils n'entendent plus très bien. A quoi cela peut-il être
dû ?. . Ils ont détruit sans s'en rendre compte des cils
de leur oreille interne Cela est du le plus souvent à un traumatisme
sonore, la perception d'un bruit trop fort longtemps ou bien d'une
bruit très intense et brutal. Vous me direz qu'on a de la marge
puisqu'il y a 15000 cils sensoriels. Mais comme cette destruction
est irréversible cela peut devenir un véritable problème.
Comment peut on finalement se protéger ? Il suffit de ne pas
écouter la musique trop fort, ou trop longtemps. Ne pas s'approcher
trop prêt des baffles dans les concerts, ne pas mettre son baladeur
à fond et surtout ne pas l'écouter en continue. Il existe
un petit test qui permet de savoir si on entend bien. Il faut être
deux, on se place à environ 5 mètres l'un de l'autre.
Chacun son tour on va dire des mots en chuchotant, entre les dents,
sans se regarder évidemment, en se bouchant l'oreille qu'on
ne teste pas . Normalement le comparse doit pouvoir répéter
à haute voix ce qu'il a entendu. Le conseil de GLOBULES pour
cette semaine c'est d'écouter de la musique, d'en faire de
chanter ,de danser mais aussi de penser à faire des poses...parce
quà ce moment on peut écouter ce qui se passe
autour de soi
et ça aussi ça peut être passionnant
non?
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Le
stress, chronique 1
Je vais vous parler dans la chronique de Globules du
stress. Il sagit dun phénomène extrêmement
fréquent que vous avez certainement rencontré de façon
plus ou moins fréquente ou intense dans votre vie.. Le stress
cest la réaction que nous avons face à un évènement
inhabituel ou inconnu que nous vivons comme une épreuve et
face à laquelle il va falloir sadapter. L évènement
stressant peut être par exemple de passer un contrôle
au collège ou au lycée, ou une épreuve sportive
ou encore se trouver face à un lion sauvage le soir en rentrant
chez soi. Dans ce dernier cas il est évident , surtout si ce
lion est agressif, que le meilleur moyen de réagir est de senfuir
en étant plus rapide que le lion, ou bien de combattre ce lion
mais en étant plus fort que lui. Comment ce la serait-il possible
? Et bien par la sécrétion dune substance dans
nos cellules nerveuses qui sappelle ladrénaline.
Cest ce qui se passe immédiatement en nous quand on est
face à un évènement stressant. Cela a comme effet
dentraîner une accélération du rythme du
cur, une augmentation de la pression artérielle, de la
fréquence respiratoire, une augmentation du sucre dans le sang
. Cest la réaction la plus rapide face à un évènement
stressant. Ainsi notre organisme se mobilise intensément pour
être capable de faire face. C'est cette sécrétion
d'adrénaline qui permet de rendre instantanément disponibles
les ressources de notre organisme. Elle augmente l'acuité de
nos sens et de nos perceptions, la rapidité de nos réflexes
et la force de nos muscles, on voit mieux, on réfléchit
plus rapidement. Si lors de cet événement stressant
nous pouvons, en utilisant ces ressources exceptionnelles surmonter
lobstacle et le vaincre nous ressentons un plaisir important,
nous avons vécu une expérience qui peut être qualifiée
de positive. . Cest ce que lon pourrait appeler le bon
stress cest ce qui nous permet de faire mieux et davancer.
Si au contraire ces ressources nont pas été utilisées
et tous les effets dont je vous ait parlé ont été
subi, on aura vécu une expérience désagréable
avec quelquefois des manifestations douloureuses mal de ventre , mal
de tête , insomnie, des tremblements, une impossibilité
de fixer son attention, une agitation inhabituelle, de lagressivité
sans raison. On peut dire quil sagit de mauvais stress
Ces manifestations sont d'autant plus importantes que ce stress se
répète, que l'on est fatigué et que l'on doute
de soi. Le plus souvent on ne repère pas vraiment que ce que
nous vivons est du stress, on constate de linsomnie, de lénervement
, de lirritabilité, des douleurs sans faire un lien avec
ce que lon vit ou que lon a vécu. Cest comme
si on subissait les manifestations de notre corps sans en comprendre
le sens. A force de se répéter ces manifestations de
stress vont avoir un retentissement plus profond sur nous mêmes
entraînant de la fatigue , jusquà lépuisement
en aggravant les choses puisquainsi on va perdre encore plus
de capacité dadaptation et de réaction. Trop de
stress est donc néfaste et il est important darriver
à le gérer. La gestion du stress, ce sera le sujet de
la prochaine chronique de Globules , alors je vous dis , à
la semaine prochaine ou avant sur globules.com.
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Le stress, chronique
2
Il y a quelques temps un internaute dont le pseudo
est DEUKY nous demandais sur le site de Globules comment gérer
son stress avant un contrôle. C'est la raison qui m'a conduit
à vous parler du stress la semaine dernière et je vous
avais promis de vous donner des conseils pour gérer son stress.
La semaine dernière, je vous disais que le stress correspond
aux manifestations physiques et psychiques provoquées par un
évènement inhabituel, pouvant être déstabilisant
et pouvant générer de l'anxiété. Je vous
expliquais les mécanismes qui se mettaient en route dans notre
corps lors du stress, comme par exemple l'insomnie , les tremblements,
une impossibilité de fixer son attention , une agitation inhabituelle,
quelquefois des troubles digestifs. Je vous disais que ces manifestations
étaient d'autant plus importantes que l'on etait fatigué
et que l'on doutait de soi. Et que si on n'y prenait garde la répétition
du stress et de se manifestations risquaienbt de nous épuiser
de façon durable. A partir de cela la gestion du stress nécessite
tout d'abord que l'on répère ce qui nous stresse : la
peur de l'echec, la mauvaise image que l'on pourrait avoir de soi
si l'événement se passe mal, la carinte des conséquences
? Quelquefois on peut s'apercevoir que l'événement ne
mérite pas l'anxiété qu'on y porte. On peut par
exemple considérer un contrôle comme une punition ou
bien comme un moyen de mesurer ce que l'on a appris. Ce la peut permettre
de s'améliorer et si on échoue de faire mieux la prochaine
fois...finalement on eput reconsiderer l'événement et
d'essayer d'y voir les poinst positifs. La deuxième chose est
de se connaître un peu , par exemple si le stresss provoque
en nous une impossibilité de tenir en place et de l'agressivité
cela veut dire que l'agitation est une manifestation importante de
notre stress. Il faut alors arriver à vider le trop plein d'énergie
qu'il y a en nous : on peut courir, danser, bouger, faire un tour,
aller faire du sport. Le troisième élément est
la gestion de son temps : essayer de le planifier pour ne pas se faire
surprendre, et en même temps se réserver du temps pour
se détendre. Le quatrième élément est
d'arriver à se reposer avant le contrôle, ne pas faire
de nuit blanche ou de soirée trop éprouvante avant celui-ci,
ne pas prendre de café. Le cinquième élément
est d'essayer de prendre le contrôle de son corps en faisant
de la relaxation, en se reposant, en essayant de ne penser à
rien d'autre qu'à son corps. Enfin la répétition
de l'épreuve, pour s'habituer à elle, est aussi un élément
qui peut faire diminuer son stress lors d'un contrôle. Enfin
si ce qu'on ressent est vraiment trop fort et trop invalidant il existe
des médicaments pour diminuer le "trac" et qui se
prennent avant l'épreuve, mais pour cela il faut rencontrer
son médecin. Mais peut être avez vous des questions encore
plus précise alors rendez vous sur le site de Globules , je
vous redonne l'adresse : www.globules.com, à la semaine prochaine
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La
toxicomanie,
Réaliser une chronique santé destinée
aux jeunes implique pour moi de réfléchir à la
signification du mot santé. Pour beaucoup, la bonne santé
signifie une absence de maladie. Peut-on être, se sentir en
bonne santé, rester en bonne santé ou simplement être
en bonne santé si on a faim, si on ne trouve pas sa place dans
la société, si on ne sait pas ou dormir ou si des pensées
obsédantes nous envahissent et nous inquiètent. A la
réflexion, il est clair que non, la bonne santé ne peut
être indépendante d'un bien être psychique et social,
c'est à dire un bien-être dans le cours de nos pensées
et nos rêves mais aussi un bien être dans nos rapports
avec les autres dans notre quartier, notre famille et dans le travail.
Pour un certain nombre de médecins, dont je fais partie, il
n'est pas pensable d'être en bonne santé physique si
les conditions d'un bien être mental et social ne sont pas réunis.
Une autre piste de réflexion est de se dire que la bonne santé
ne peut simplement se décréter pour l'autre ou lui être
administrée, qu'il est important que chacun puisse décider
pour lui de ce qui est bon ou pas, de pouvoir choisir ce qui peut
lui procurer du bien être. Mais choisir ce la veut dire savoir
, connaître, et être libre dans ce choix. La personne
toxicomane qui dit se sentir bien lorsqu'elle prend de la drogue ,sait
elle réellement ce qu'elle fait lorsqu'elle se drogue ? Sait-elle
quelles sont les conséquences de ses actes sur sa santé,
et est elle réellement libre dans son choix? Pour avoir accompagné
un certain nombre de personnes toxicomanes aux drogues ou à
l'alcool je sais, lorsqu'elle s'en sortent, que le premier sentiment
décrit est celui de la liberté. Liberté de consommer
ou non , liberté de penser en dehors du besoin du produit,
liberté de rencontre avec les autres. Mais en allant plus loin
toutes ses personnes évoquent aussi toute la place qu'avaient
pris le produit pour calmer des craintes des angoisses, des sentiments
intérieurs douloureux qu'elles ressentaient. Car finalement
le produit qui entraine la dépendance n'est qu'une partie du
problème. Ce qui complique le problème dans le cas des
drogues, des drogues illégales ou légales comme l'alcool,
c'est que ces drogues finissent par altérer la pensée,
par être toxique pour le lien social ou à la famille
et finissent par isoler le personne qui se drogue dans un monde où
les mains qui se tendent vers lui ne sont pas toujours très
solides , faibles ou bienfaisantes. Paradoxalement ce n'est souvent
pas en faisant la morale que les personnes commencent à réagir
.C'est le plus souvent lorsqu'on leur demande si elles ont songés
à faire autrement, à arrêter leur toxique, sans
y mettre la moindre connotation négative que l'on peut faire
émerger une lueur d'espoir. Car la personne toxicomane est
souvent remplie de culpabilité, culpabilité pour le
mal qu'elle se fait, qu'elle fait aux autres, culpabilité d'être
un sous homme , ou une sous femme, qui n'est pas capable de vivre
dignement et de se sentir libre. Lui demander si elle a songé
à faire autrement c'est lui dire qu'on voit en elle quelqu'un
qui est capable de décider, de choisir, de penser, de se projeter
dans l'avenir. C'est lui dire : tu sais , je vois en toi un homme.
Le désir d'être en bonne santé commence par le
sentiment de dignité. La dignité elle se lit d'abord
dans le regard de l'autre, ne le négligeons jamais.
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Le
cannabis,
Bonjour,
il ya une semaine Moise de la radio HDR m'a invité à
votre émission pour répondre aux questions que vous
pourriez vous poser sur le cannabis et participer à un débat.
J'en est été très touché mais il faut
quand même que je vous le dise mon vrai métier c'est
quand même docteur et c'est même un métier que
je fais tous les jours, généralement de 8 heures à
20 heures . Alors imaginez que ce n'est pas si simple pour moi de
dire aux gens : je ne peux pas vous recevoir parce que je suis parti
à la radio HDR, m^me si dans le fond ça me fait bien
plaisir de rencontrer des gens nouveaux à la radio qui vont
me poser des questions embarassantes. Alors je vais faire comme si
j'étais avec vous et je suis allé sur le site de globules
(je vous donne l'adresse en passant : www.globules.com) et je suis
amllé chercher deux questions qui ont été posées
par des jeunes et je vais y répondre. Il est possible que à
la suite de mes réponses vous vouliez en poser d'autres. Pas
de problèmes faites le, Moise tranmetrra et j'y répondrai.
Si votre question est un peu secrete et vous ne voulez pas que toute
l'agglo soit au courant allez sur le site de Globules c'est( anonyme
et gratuit.
La première question que je vous ai choisi est celle de mithou,
19 ans , de sete et qui demande : Quels sont les effets d'une consommation
excessive de cannabis ?
Quels sont les propriétés thérapeutiques du cannabis
que l'on pourrait utiliser en médecine ?
Une légalisation pourrait-elle être positive ?
Cher mithou, les effets d'une consommation excessive du cannabis peuvent
se classer en trois grands themes : une toxicité corporelle,
psychique et sociale. Au niveau corporel la toxicité la plus
grande et bien reconnue est une toxicité sur les poumons liée
au mode de consommation du produit (fumé), une toxicité
sur les neurones (cellules du cerveau) entraine des pertes de mémoires
et une incapacité de traiter de façon correcte les informations
qui parviennent au cerveau. La toxicité psychique est reconnue
avec la possibilité de phénomènes psychiatriques
aigus de durée plus ou moins longue pour les cas les plus graves,
et le plus souvent le cannabis peut donner l'illusion d'aller bien
alors que l'on va mal, ce qui empeche de réagir de façon
adaptée face aux difficultés de la vie. Enfin, par les
effets sur la concentration intellectuelle, la prise de cannabis peut
géner les apprentissages et entrainer des difficultés
dans la mémorisation,avec à la clé une possibilité
de difficultés scolaires, ce qui est toujours un frein à
une bonne estime de soi et crée des entraves pour trouver sa
place dans la société .Les effets bénéfiques
du cannabis sur la santé ne sont pas très nombreux et
il existe beaucoup d'autres médicaments qui pour les mêmes
avantages n'ont pas les effets négatifs du cannabis.Ta troisième
question porte sur la légalisation. Cette question est importante
puisqu'actuellement la vente, la culture ou la consommation sont interdites
et punies par la loi. Nous ne pouvons que nous interroger sur l'intérêt
de légaliser un produit qui n'est pas anodin et pour certaines
personnes fragiles peut être tout à fait néfaste....Nous
te conseillons de lire le dernier numéro de GLOBULES dans lequel
de jeunes reporters ont rencontré Jean-Pol Tassin, chercheur
à l'INSERM,qui fait des études neurobiologiques sur
le cannabis et qui en parle scientifiquement, sans idéologie
mais avec le plus d'objectivité possible .Tu y trouveras également
un interview du Dr Fuseau, psychiatre qui fait le point sur la dépendance.
Le numéro peut être commandé à GLOBULES
ou être téléchargé sur le site. Bonne lecture
et donne nous ton avis sur le journal.A bientôt.
La deuxième question que je vous ai choisie est posée
par Rominet et qui demande :
le joings a t-il des effets sur le cerveau??
la cannabis est un produit psychotrope qui a donc des effets sur le
fonctionnement du cerveau. Les études sont en cours sur le
sujet et on a remarqué des modifications dont il est toujours
difficile de dire les completes conséquences. Dans les effets
sur le comportement que l'on a pu noter , il y a l'expérience
menée par l'équipe de Jean Pol TASSIN, (qui a été
interviewé dans globules "ACCRO 0 LA VIE" que tu
peux trouver sur le site) et qui montre que les souris à qui
on donne du cannabis ont tendance a avoir une attitude passive et
un manque d'imagination ou de désir d''exploration pour aller
chercher de la nourriture. Nous ne sommes pas des souris mais certains
font une analogie avec le manque de motivation qui est décrit
chez certains jeunes consommateurs de cannabis (syndrome amotivationnel).
d'autre chercheurs s'interrogent sur le rapport entre la survenue
de maladies psychiatriques et la consommation à forte dose
de cannabis chez certains personnes, sans qu'un lien unique entre
la prise de cannabis et la survenue de la maladie soit formellement
prouvée. Enfin il est décrit un syndrome de manque (sensation
de malaise dans sa tête et son corps quand on n'a plus de produit)
qui existe mais semble être de courte durée. En espérant
avoir répondu à des questions que voius vous posez aussi,
je vous dis à bientôt.
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