DOC'GLOBULES
Retrouvez les chroniques de Doc Globules sur HDR 99.1 ou ci-dessous, au format MP3. Les thèmes :

L'acné, l'anxiété, les oreilles, le stress, la toxicomanie, le canabis, infections, l'alimentation, relation sexuelle, les phobies, la pilule du lendemain, le tabac, les tocs
L'acné,

"Bonjour, je vais vous parler aujourd’hui dans la chronique de globules de l’acné. Il s’agit d’un problème fréquent puiqu’il concerne 90% des jeunes entre 13 et 20 ans et qui est une source de soucis pour beaucoup d’entre eux.. L’acné est une maladie de la peau qui se manifeste par des points noirs, des boutons, des rougeurs, des petits kystes qui s’infectent au niveau du visage et au niveau du dos. Ces boutons surviennent par poussées, font mal et peuvent ne pas être extrêmement esthétiques.
Pour comprendre ce qui se passe réellement dans l’acné il me faut tout d’abord vous expliquer que notre peau, qu’elle soit blanche , rose, brune ou noir comporte des éléments qui servent à son entretien. Il s’agit de petites glandes qui sont appelées glandes sébacées qui sont situées à la bases de minuscules poils que l’on a sur la peau. Ces glandes ont pour fonction de fabriquer une sorte de graisse utile à l’entretien de la peau, le sébum. La répartition de ces glandes est variables mais elles sont en nombres particulièrement important au niveau du front, des joues et du dos. Au moment de l’adolescence notre corps est submergé d’hormones qui vont permettrent à nos organes génitaux de se développer mais qui vont avoir aussi une action au niveau de ces petites glandes. Ces hormones dites « androgènes circulants » vont stimuler ces glandes sébacées . Vous pouvez mesurer cette hypersécrétion sébacée en plaçant une feuille de papier absorbant sur le front…celui devient un peu gras. C’est ce que vous constatez quand vous dites que vous avez la peau « grasse. Tout ceci est normal et utile. Dans certaines circonstances, comme au moment de l’adolescence, cette sécrétion est réellement importante. Parallèlement la stimulation des glandes sébacées va favoriser la fabrication d’une substance qui s’appelle la kératine et qui va faire une sorte de bouchon qui peut obstruer l’orifice des glandes sébacées, c’est ce qu’on appelle les comédons…ou que vous appelez les points noirs. Le problème de ces comédons c’est qu’en obstruant l’orifice des glandes sébacées ils vont bloquer le sébum dans la glande en y formant des petits kystes.
Quant au sébum , cette graisse protectrice qui se déverse au niveau de la peau, son abondance va favoriser le développement d’un microbe, qui s’appelle propiones acnes et qui va transformer cette graisse , en la rendant acide et irritante. Des phénomènes inflammatoires vont s’y développer, entrainant une attaque des petites glandes et le développement d’infection locale. Nous avons donc ici l’explication de tous les éléments de l’acné : les points noirs avec la formation de ces petits bouchons cornés des glandes sébacées, les petits kystes avec les boutons remplis de graisse et leur infection qui entraine rougeur et douleur. Vous me direz que puisque tout cela est normal et naturel pourquoi faudrait-il y faire quelque chose ? Pour deux raisons évidentes : la première est que cela fait mal, que ce n’est pas toujours très joli et puis que ce la peut aussi laisser des cicatrices définitives sur la peau. Si je vous raconte tout cela c’est surtout qu’il y a des choses à faire et d’autres à ne surtout pas faire. Ce sera le sujet de la chronique de la semaine prochaine. D’ici là, le conseil de GLOBULES, c’est qu’en attendant d’en savoir plus de ne surtout pas toucher car toutes les manœuvres que vous allez faire risque d’aggraver les choses. Si vous ne pouvez absolument pas attendre rendez-vous sur le site de GLOBULES pour
y poser vos questions ou lire des réponses qui y ont déjà été données. L’adresse c’est www. Globules (avec un s) point com. A bientôt."


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L'anxiété,

Bonjour, dans la chronique précédente j'évoquais ce qui constitue la santé , et plus précisément la bonne santé. J'évoquais que la bonne santé nécessitait un état de bien être physique bien entendu, mais aussi social et psychique. C'est de cette santé psychique que je voudrais parler à présent. Nous évoquerons au fil des chroniques un certain nombre d'élément de la santé psychique mais je voudrais aujourd'hui parler avec vous d'un trouble qui est très répandu et qui est l'anxiété pathologique ou maladive. Dans une étude quebecquoise récente on considère que 9% des hommes et 16 % des femmes présentent des manifestations d'anxiété pathologique. Dans cette même étude on se rend compte que ces manifestations sont liées aussi à d'autres troubles comme dépression, ou toxicomanies. Pourtant l'anxiété est une sensation normale que nous pouvons tous ressentir. Cela est même utile car cela nous pousse à nous protéger dans les situations ou il existe un risque. Mais ces manifestations de l'anxiété se produisent dans des circonstances que l'on identifie clairement et elles disparaissent en même temps que l'événement qui nous rendait anxieux . De plus les manifestations de l'anxiété sont proportionnelles au stress qui le provoque, nous ne ressentons pas la même peur lors d'un tremblement de terre que lorsque le métro entraîne des vibrations sur le sol. Ce qui est anormal , c'est quand les manifestations d'anxiété surviennent sans raison ou bien si l'intensité des manifestations est sans commune mesure avec ce qui peut la provoquer. On parle alors d'anxiété pathologique. Les médecins distinguent plusieurs types d'anxiété comme l'anxiété généralisée, les phobies, les troubles obsessionnels compulsifs et les crises de panique. Les causes de l'anxiété pathologiquessont multiples et finalement mal connues. On sait que certaines personnes sont plus anxieuses que d'autres. L'anxiété des parents, les expériences sociales que l'on a vécu jouent un rôle. Le sentiment d'abandon , la violence ou des traumatismes dans l'enfance peuvent également favoriser l'apparition des manifestations anxieuses. Dans l'anxiété généralisée,on perçoit un sentiment de peur, d'inquiétude sans qu'aucun événement extérieur ne l'explique. On s'inquiète de tout, en permanence. On n'arrive pas à se relaxer, on a du mal à s'endormir, on est irritable, impatient et on a du mal à se concentrer. A toutes ces manifestations peuvent s'ajouter des troubles physiques : transpiration excessive, douleurs de l'estomac, diarrhée, besoins fréquents d'uriner, mains froides, bouche sèche, vertiges, maux de tètes. Il est bien évident que n'identifiant pas une cause ou un événement provocateur à ces troubles la personne qui les ressents ne va pas toujours identifier qu'il s'agit d'anxiété ou d'inquiétudes. Ce qui apparaît en premier sont le sentiment de malaise et les manifestations corporelles. C'est finalement en en parlant avec son médecin que la prise de conscience pourra se faire . A partir de là, des traitements pourront être proposés. Il est assez fréquent qu'une personne souffrant de troubles anxieux cherchent à les calmer en consommant de l'alcool ou des drogues. Le but est alors de calmer au plus vite les sensations désagréables. Mais l'alcool est ici un médicament très mal adapté car il est toxique, il va lui même générer de l'anxiété dans un deuxième temps et créer une dépendance qui va enfermer l'anxieux dans ses troubles. Les phobies et les troubles obsessionnels compulsifs sont d'autres manifestations de l'anxiété dont je vous parlerais dans une prochaine chronique. Si vous avez des interrogations et que vous ne pouvez pas attendre il est toujours possible d'aller sur le site de GLOBULES pour poser vos questions. Je vous rappelle son adresse www.globules.com à bientôt.

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Les oreilles,

Bonjour, aujourd'hui je vais vous parler de vos oreilles, de ce qui fait que l'entend, que l'on peut écouter de la musique, parler et se comprendre. Nous entendons parce que nous avons des oreilles, qui sont formées du pavillon, plus ou moins grands, allongé ou arrondi, à chacun son oreille. De ce pavillon part le conduit auditif qui se termine par une membrane qui le ferme et qui s'appelle le tympan... La particularité de cette membrane ,est de vibrer, en vibrant elle met en branle tout un système qui va transmettre ce son en l'amplifiant à la cochlée. C'est le cœur de notre système auditif. Cette cochlée est composée d'une espèce de colimaçon, remplit de liquides, dans lequel trempent des petits cils qui bougent quand le liquide s'ébranle. C'est exactement ce qui se passe quand un son parvient à notre oreille et fait vibrer le tympan, puis le liquide de la cochlée. Ces petits cils, très nombreux au moins au nombre de 15000, en vibrant transmettent à leur tour un influx nerveux, une espèce de signal électrique qui va être conduit par le nerf auditif au cerveau. On a deux oreilles, donc deux systèmes auditifs et donc deux nerfs auditifs. On perçoit les sons en stéréo parce que chaque oreille ne percoit pas tout à fait le même son . C'est ce qui nous permet de savoir d'où vient un son. C'est ce qui donne du volume aux musiques que l'on entend. Tout cela existe dès la naissance mais va , au fil de la vie se détériorer. C'est pour cela que beaucoup de grands père et grands mères n'entendent plus très bien. Il demandent qu'on répète. La détérioration s'appelle la surdité. Ce qui inquiète les médecins c'est qu'ils sont en train de rencontrer des jeunes gens qui présentent très tôt des oreilles de vieux, ils n'entendent plus très bien. A quoi cela peut-il être dû ?. . Ils ont détruit sans s'en rendre compte des cils de leur oreille interne Cela est du le plus souvent à un traumatisme sonore, la perception d'un bruit trop fort longtemps ou bien d'une bruit très intense et brutal. Vous me direz qu'on a de la marge puisqu'il y a 15000 cils sensoriels. Mais comme cette destruction est irréversible cela peut devenir un véritable problème. Comment peut on finalement se protéger ? Il suffit de ne pas écouter la musique trop fort, ou trop longtemps. Ne pas s'approcher trop prêt des baffles dans les concerts, ne pas mettre son baladeur à fond et surtout ne pas l'écouter en continue. Il existe un petit test qui permet de savoir si on entend bien. Il faut être deux, on se place à environ 5 mètres l'un de l'autre. Chacun son tour on va dire des mots en chuchotant, entre les dents, sans se regarder évidemment, en se bouchant l'oreille qu'on ne teste pas . Normalement le comparse doit pouvoir répéter à haute voix ce qu'il a entendu. Le conseil de GLOBULES pour cette semaine c'est d'écouter de la musique, d'en faire de chanter ,de danser mais aussi de penser à faire des poses...parce qu’à ce moment on peut écouter ce qui se passe autour de soi…et ça aussi ça peut être passionnant non?

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Le stress, chronique 1

Je vais vous parler dans la chronique de Globules du stress. Il s’agit d’un phénomène extrêmement fréquent que vous avez certainement rencontré de façon plus ou moins fréquente ou intense dans votre vie.. Le stress c’est la réaction que nous avons face à un évènement inhabituel ou inconnu que nous vivons comme une épreuve et face à laquelle il va falloir s’adapter. L ’évènement stressant peut être par exemple de passer un contrôle au collège ou au lycée, ou une épreuve sportive ou encore se trouver face à un lion sauvage le soir en rentrant chez soi. Dans ce dernier cas il est évident , surtout si ce lion est agressif, que le meilleur moyen de réagir est de s’enfuir en étant plus rapide que le lion, ou bien de combattre ce lion mais en étant plus fort que lui. Comment ce la serait-il possible ? Et bien par la sécrétion d’une substance dans nos cellules nerveuses qui s’appelle l’adrénaline. C’est ce qui se passe immédiatement en nous quand on est face à un évènement stressant. Cela a comme effet d’entraîner une accélération du rythme du cœur, une augmentation de la pression artérielle, de la fréquence respiratoire, une augmentation du sucre dans le sang . C’est la réaction la plus rapide face à un évènement stressant. Ainsi notre organisme se mobilise intensément pour être capable de faire face. C'est cette sécrétion d'adrénaline qui permet de rendre instantanément disponibles les ressources de notre organisme. Elle augmente l'acuité de nos sens et de nos perceptions, la rapidité de nos réflexes et la force de nos muscles, on voit mieux, on réfléchit plus rapidement. Si lors de cet événement stressant nous pouvons, en utilisant ces ressources exceptionnelles surmonter l’obstacle et le vaincre nous ressentons un plaisir important, nous avons vécu une expérience qui peut être qualifiée de positive. . C’est ce que l’on pourrait appeler le bon stress c’est ce qui nous permet de faire mieux et d’avancer. Si au contraire ces ressources n’ont pas été utilisées et tous les effets dont je vous ait parlé ont été subi, on aura vécu une expérience désagréable avec quelquefois des manifestations douloureuses mal de ventre , mal de tête , insomnie, des tremblements, une impossibilité de fixer son attention, une agitation inhabituelle, de l’agressivité sans raison. On peut dire qu’il s’agit de mauvais stress Ces manifestations sont d'autant plus importantes que ce stress se répète, que l'on est fatigué et que l'on doute de soi. Le plus souvent on ne repère pas vraiment que ce que nous vivons est du stress, on constate de l’insomnie, de l’énervement , de l’irritabilité, des douleurs sans faire un lien avec ce que l’on vit ou que l’on a vécu. C’est comme si on subissait les manifestations de notre corps sans en comprendre le sens. A force de se répéter ces manifestations de stress vont avoir un retentissement plus profond sur nous mêmes entraînant de la fatigue , jusqu’à l’épuisement en aggravant les choses puisqu’ainsi on va perdre encore plus de capacité d’adaptation et de réaction. Trop de stress est donc néfaste et il est important d’arriver à le gérer. La gestion du stress, ce sera le sujet de la prochaine chronique de Globules , alors je vous dis , à la semaine prochaine ou avant sur globules.com.

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Le stress, chronique 2

Il y a quelques temps un internaute dont le pseudo est DEUKY nous demandais sur le site de Globules comment gérer son stress avant un contrôle. C'est la raison qui m'a conduit à vous parler du stress la semaine dernière et je vous avais promis de vous donner des conseils pour gérer son stress. La semaine dernière, je vous disais que le stress correspond aux manifestations physiques et psychiques provoquées par un évènement inhabituel, pouvant être déstabilisant et pouvant générer de l'anxiété. Je vous expliquais les mécanismes qui se mettaient en route dans notre corps lors du stress, comme par exemple l'insomnie , les tremblements, une impossibilité de fixer son attention , une agitation inhabituelle, quelquefois des troubles digestifs. Je vous disais que ces manifestations étaient d'autant plus importantes que l'on etait fatigué et que l'on doutait de soi. Et que si on n'y prenait garde la répétition du stress et de se manifestations risquaienbt de nous épuiser de façon durable. A partir de cela la gestion du stress nécessite tout d'abord que l'on répère ce qui nous stresse : la peur de l'echec, la mauvaise image que l'on pourrait avoir de soi si l'événement se passe mal, la carinte des conséquences ? Quelquefois on peut s'apercevoir que l'événement ne mérite pas l'anxiété qu'on y porte. On peut par exemple considérer un contrôle comme une punition ou bien comme un moyen de mesurer ce que l'on a appris. Ce la peut permettre de s'améliorer et si on échoue de faire mieux la prochaine fois...finalement on eput reconsiderer l'événement et d'essayer d'y voir les poinst positifs. La deuxième chose est de se connaître un peu , par exemple si le stresss provoque en nous une impossibilité de tenir en place et de l'agressivité cela veut dire que l'agitation est une manifestation importante de notre stress. Il faut alors arriver à vider le trop plein d'énergie qu'il y a en nous : on peut courir, danser, bouger, faire un tour, aller faire du sport. Le troisième élément est la gestion de son temps : essayer de le planifier pour ne pas se faire surprendre, et en même temps se réserver du temps pour se détendre. Le quatrième élément est d'arriver à se reposer avant le contrôle, ne pas faire de nuit blanche ou de soirée trop éprouvante avant celui-ci, ne pas prendre de café. Le cinquième élément est d'essayer de prendre le contrôle de son corps en faisant de la relaxation, en se reposant, en essayant de ne penser à rien d'autre qu'à son corps. Enfin la répétition de l'épreuve, pour s'habituer à elle, est aussi un élément qui peut faire diminuer son stress lors d'un contrôle. Enfin si ce qu'on ressent est vraiment trop fort et trop invalidant il existe des médicaments pour diminuer le "trac" et qui se prennent avant l'épreuve, mais pour cela il faut rencontrer son médecin. Mais peut être avez vous des questions encore plus précise alors rendez vous sur le site de Globules , je vous redonne l'adresse : www.globules.com, à la semaine prochaine

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La toxicomanie,

Réaliser une chronique santé destinée aux jeunes implique pour moi de réfléchir à la signification du mot santé. Pour beaucoup, la bonne santé signifie une absence de maladie. Peut-on être, se sentir en bonne santé, rester en bonne santé ou simplement être en bonne santé si on a faim, si on ne trouve pas sa place dans la société, si on ne sait pas ou dormir ou si des pensées obsédantes nous envahissent et nous inquiètent. A la réflexion, il est clair que non, la bonne santé ne peut être indépendante d'un bien être psychique et social, c'est à dire un bien-être dans le cours de nos pensées et nos rêves mais aussi un bien être dans nos rapports avec les autres dans notre quartier, notre famille et dans le travail. Pour un certain nombre de médecins, dont je fais partie, il n'est pas pensable d'être en bonne santé physique si les conditions d'un bien être mental et social ne sont pas réunis. Une autre piste de réflexion est de se dire que la bonne santé ne peut simplement se décréter pour l'autre ou lui être administrée, qu'il est important que chacun puisse décider pour lui de ce qui est bon ou pas, de pouvoir choisir ce qui peut lui procurer du bien être. Mais choisir ce la veut dire savoir , connaître, et être libre dans ce choix. La personne toxicomane qui dit se sentir bien lorsqu'elle prend de la drogue ,sait elle réellement ce qu'elle fait lorsqu'elle se drogue ? Sait-elle quelles sont les conséquences de ses actes sur sa santé, et est elle réellement libre dans son choix? Pour avoir accompagné un certain nombre de personnes toxicomanes aux drogues ou à l'alcool je sais, lorsqu'elle s'en sortent, que le premier sentiment décrit est celui de la liberté. Liberté de consommer ou non , liberté de penser en dehors du besoin du produit, liberté de rencontre avec les autres. Mais en allant plus loin toutes ses personnes évoquent aussi toute la place qu'avaient pris le produit pour calmer des craintes des angoisses, des sentiments intérieurs douloureux qu'elles ressentaient. Car finalement le produit qui entraine la dépendance n'est qu'une partie du problème. Ce qui complique le problème dans le cas des drogues, des drogues illégales ou légales comme l'alcool, c'est que ces drogues finissent par altérer la pensée, par être toxique pour le lien social ou à la famille et finissent par isoler le personne qui se drogue dans un monde où les mains qui se tendent vers lui ne sont pas toujours très solides , faibles ou bienfaisantes. Paradoxalement ce n'est souvent pas en faisant la morale que les personnes commencent à réagir .C'est le plus souvent lorsqu'on leur demande si elles ont songés à faire autrement, à arrêter leur toxique, sans y mettre la moindre connotation négative que l'on peut faire émerger une lueur d'espoir. Car la personne toxicomane est souvent remplie de culpabilité, culpabilité pour le mal qu'elle se fait, qu'elle fait aux autres, culpabilité d'être un sous homme , ou une sous femme, qui n'est pas capable de vivre dignement et de se sentir libre. Lui demander si elle a songé à faire autrement c'est lui dire qu'on voit en elle quelqu'un qui est capable de décider, de choisir, de penser, de se projeter dans l'avenir. C'est lui dire : tu sais , je vois en toi un homme. Le désir d'être en bonne santé commence par le sentiment de dignité. La dignité elle se lit d'abord dans le regard de l'autre, ne le négligeons jamais.

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Le cannabis,

Bonjour, il ya une semaine Moise de la radio HDR m'a invité à votre émission pour répondre aux questions que vous pourriez vous poser sur le cannabis et participer à un débat. J'en est été très touché mais il faut quand même que je vous le dise mon vrai métier c'est quand même docteur et c'est même un métier que je fais tous les jours, généralement de 8 heures à 20 heures . Alors imaginez que ce n'est pas si simple pour moi de dire aux gens : je ne peux pas vous recevoir parce que je suis parti à la radio HDR, m^me si dans le fond ça me fait bien plaisir de rencontrer des gens nouveaux à la radio qui vont me poser des questions embarassantes. Alors je vais faire comme si j'étais avec vous et je suis allé sur le site de globules (je vous donne l'adresse en passant : www.globules.com) et je suis amllé chercher deux questions qui ont été posées par des jeunes et je vais y répondre. Il est possible que à la suite de mes réponses vous vouliez en poser d'autres. Pas de problèmes faites le, Moise tranmetrra et j'y répondrai. Si votre question est un peu secrete et vous ne voulez pas que toute l'agglo soit au courant allez sur le site de Globules c'est( anonyme et gratuit.
La première question que je vous ai choisi est celle de mithou, 19 ans , de sete et qui demande : Quels sont les effets d'une consommation excessive de cannabis ?
Quels sont les propriétés thérapeutiques du cannabis que l'on pourrait utiliser en médecine ?
Une légalisation pourrait-elle être positive ?
Cher mithou, les effets d'une consommation excessive du cannabis peuvent se classer en trois grands themes : une toxicité corporelle, psychique et sociale. Au niveau corporel la toxicité la plus grande et bien reconnue est une toxicité sur les poumons liée au mode de consommation du produit (fumé), une toxicité sur les neurones (cellules du cerveau) entraine des pertes de mémoires et une incapacité de traiter de façon correcte les informations qui parviennent au cerveau. La toxicité psychique est reconnue avec la possibilité de phénomènes psychiatriques aigus de durée plus ou moins longue pour les cas les plus graves, et le plus souvent le cannabis peut donner l'illusion d'aller bien alors que l'on va mal, ce qui empeche de réagir de façon adaptée face aux difficultés de la vie. Enfin, par les effets sur la concentration intellectuelle, la prise de cannabis peut géner les apprentissages et entrainer des difficultés dans la mémorisation,avec à la clé une possibilité de difficultés scolaires, ce qui est toujours un frein à une bonne estime de soi et crée des entraves pour trouver sa place dans la société .Les effets bénéfiques du cannabis sur la santé ne sont pas très nombreux et il existe beaucoup d'autres médicaments qui pour les mêmes avantages n'ont pas les effets négatifs du cannabis.Ta troisième question porte sur la légalisation. Cette question est importante puisqu'actuellement la vente, la culture ou la consommation sont interdites et punies par la loi. Nous ne pouvons que nous interroger sur l'intérêt de légaliser un produit qui n'est pas anodin et pour certaines personnes fragiles peut être tout à fait néfaste....Nous te conseillons de lire le dernier numéro de GLOBULES dans lequel de jeunes reporters ont rencontré Jean-Pol Tassin, chercheur à l'INSERM,qui fait des études neurobiologiques sur le cannabis et qui en parle scientifiquement, sans idéologie mais avec le plus d'objectivité possible .Tu y trouveras également un interview du Dr Fuseau, psychiatre qui fait le point sur la dépendance. Le numéro peut être commandé à GLOBULES ou être téléchargé sur le site. Bonne lecture et donne nous ton avis sur le journal.A bientôt.
La deuxième question que je vous ai choisie est posée par Rominet et qui demande :
le joings a t-il des effets sur le cerveau??
la cannabis est un produit psychotrope qui a donc des effets sur le fonctionnement du cerveau. Les études sont en cours sur le sujet et on a remarqué des modifications dont il est toujours difficile de dire les completes conséquences. Dans les effets sur le comportement que l'on a pu noter , il y a l'expérience menée par l'équipe de Jean Pol TASSIN, (qui a été interviewé dans globules "ACCRO 0 LA VIE" que tu peux trouver sur le site) et qui montre que les souris à qui on donne du cannabis ont tendance a avoir une attitude passive et un manque d'imagination ou de désir d''exploration pour aller chercher de la nourriture. Nous ne sommes pas des souris mais certains font une analogie avec le manque de motivation qui est décrit chez certains jeunes consommateurs de cannabis (syndrome amotivationnel). d'autre chercheurs s'interrogent sur le rapport entre la survenue de maladies psychiatriques et la consommation à forte dose de cannabis chez certains personnes, sans qu'un lien unique entre la prise de cannabis et la survenue de la maladie soit formellement prouvée. Enfin il est décrit un syndrome de manque (sensation de malaise dans sa tête et son corps quand on n'a plus de produit) qui existe mais semble être de courte durée. En espérant avoir répondu à des questions que voius vous posez aussi, je vous dis à bientôt.


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